Voyants du tableau de bord : mode d’emploi

Pictogramme voyants du tableau de bord

Les voyants du tableau de bord sont des indicateurs du fonctionnement et de l’état de santé de votre voiture. Très utiles, ils permettent au conducteur d’être averti en temps réel de la mise en marche d’un système ou d’un dysfonctionnement plus ou moins grave. Pour autant, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver avec tous ces témoins lumineux. Aussi, Entretien-Auto vous explique le b.a.-ba des voyants de votre tableau de bord dans ce petit mode d’emploi.

Les voyants du tableau de bord sont répartis en 3 catégories : les témoins de signalisation qui indiquent simplement l’enclenchement des systèmes de la voiture, les témoins d’alerte qui signalent un problème assez sérieux, dont il faudra s’occuper rapidement et les témoins d’alarme qui avertissent d’un danger.

Les voyants du tableau de bord : signalisation

Voyants du tableau de bord : signalisation

Les témoins de signalisation sont simplement là pour signifier au conducteur l’état de marche d’un dispositif. Certains de ces voyants comme ceux concernant les feux sont assez faciles à reconnaître et à comprendre. D’autre le sont moins à l’instar de celui indiquant le préchauffage sur les moteurs diesel : ce voyant est censé s’allumer quelques instants une fois la clé insérée, juste avant le démarrage. S’il reste allumé moteur tournant, cela peut révéler un problème du côté des bougies d’allumage. En restant allumés, certains voyants peuvent éviter au conducteur de malmener la mécanique. C’est le cas du frein de parking : si vous l’avez mal desserré, le voyant allumé vous évite de partir sans l’avoir complètement enlevé.

Les voyants du tableau de bord : alerte

Voyants du tableau de bord : alerte

Généralement, on peut toujours rouler avec un voyant d’alerte allumé. Pour autant, ils signalent des dysfonctionnements qui doivent être pris au sérieux afin d’éviter des conséquences plus graves. Bien sûr, il est facile de remédier immédiatement à un faible niveau d’huile ou de carburant. Mais régler des équipements tels que l’ABS (antiblocage des roues pendant le freinage), l’ESP (antipatinage et contrôle de trajectoire) ou l’airbag est nettement moins aisé et laisser traîner peut s’avérer dangereux. Aussi, lorsque l’un de ces témoins s’allume et concerne un organe sur lequel vous ne pouvez rien faire, prévoyez une visite au garage très prochainement. Et d’ici là, roulez prudemment en évitant les manoeuvres brusques comme un freinage d’urgence si le voyant de l’ABS est allumé, par exemple.

Les voyants du tableau de bord : alarme

Voyants du tableau de bord : alarme

Si un voyant d’alarme s’allume, il est préférable de ne pas prendre la route ou de s’arrêter au plus vite dans un endroit sûr si vous roulez déjà. Ces voyants sont très reconnaissables, généralement de couleur rouge et parfois accompagnés d’un signal sonore.

  • Mauvais fonctionnement du système de freinage : si votre frein de parking est bien desserré et que ce voyant s’allume tout de même, cela signifie qu’il y a une défaillance des freins : mauvaise pression dans le système ou encore liquide de frein insuffisant. Dans les deux cas, votre véhicule ne freine plus correctement. Vous devez impérativement faire examiner le circuit par un professionnel.
  • Défaillance de la batterie : si ce témoin s’allume en route, deux explications sont possibles : soit votre batterie ne se recharge plus correctement, soit elle est en surcharge. Les deux cas de figure peuvent entraîner des problèmes de fonctionnement général sur votre voiture. Eteignez donc autant de systèmes à consommation électrique que possible (chauffage, climatisation, système audio…), puis rendez-vous au garage le plus proche ou contactez un service d’assistance.
  • Pression d’huile moteur insuffisante : s’il est normal que ce voyant s’allume quelques secondes lorsque vous démarrez, ce n’est pas le cas lorsque vous roulez. Arrêtez-vous aussi vite que possible et laissez au moteur le temps de refroidir avant de vérifier le niveau d’huile. S’il est effectivement bas, remettez-en et vérifiez le voyant en redémarrant. S’il s’éteint, aucun problème : vous pouvez repartir. En revanche s’il reste allumé, mieux vaut ne pas reprendre la route et faire appel à un service de dépannage.
  • Température anormale du liquide de refroidissement : si votre liquide de refroidissement présente une température trop élevée, votre moteur risque la surchauffe et de graves dégâts. Ralentissez et mettez le chauffage au maximum. Si cela n’est pas suffisant, garez-vous et laissez votre moteur refroidir. Si en redémarrant le voyant est toujours là, n’insistez pas et faites-vous remorquer jusqu’au garage le plus proche.
  • Perte de pression des pneus :  si ce voyant s’allume en route, un ou plusieurs de vos pneus sont sous-gonflés, auquel cas il est dangereux de continuer sans les avoir regonflés au préalable, soit vous avez crevé. Il va donc falloir vous arrêter au plus vite dans un endroit dégagé et sécurisé pour changer votre roue.
  • Problème moteur : Allumé, ce voyant signale une anomalie de fonctionnement dans le compartiment moteur. Le problème peut se situer au niveau du système d’injection, d’allumage ou encore de dépollution. Sans savoir quel degré de gravité présente le dysfonctionnement, mieux vaut prévenir que guérir et faire examiner cela sans attendre, sans quoi votre moteur peut subir des dommages très onéreux à faire réparer.

 

Contrôle technique renforcé et plus cher à partir de 2018

Un contrôle technique renforcé et plus cher à partir de 2018

Le contrôle technique se durcira dès mai 2018, en passant de 124 à plus de 400 points et en imposant un délai de 24h pour effectuer les réparations. Entretien-Auto fait le point sur les nouvelles exigences auxquelles seront confrontés les automobilistes français l’année prochaine.

Un contrôle technique plus coûteux

Un contrôle technique plus coûteux

Ce n’est plus sur 124 mais sur plus de 400 points que les véhicules seront évalués pour être déclarés aptes ou non à la circulation au sein du parc automobile français. Une nouvelle qui se veut rassurante, étant données les failles de l’examen que l’on connaît aujourd’hui, tant en termes de sécurité que d’impact écologique : airbags contrôlés uniquement électroniquement, impuissance à détecter les logiciels trompeurs sur les véhicules diesel…

Mais surtout, cela signifie plus de temps passé sur les vérifications techniques par les garagistes, qui endosseront en outre des responsabilités supplémentaires et devront suivre une formation pour garder leur qualification. Autrement dit, le coût du contrôle technique actuellement situé entre 50 et 80 euros, va augmenter de manière significative. Espérons qu’il n’aille pas jusqu’à doubler.

Points de contrôle et sanctions

Points de contrôle et sanctions

Les réparations jugées nécessaires à l’issue du CT seront toujours classées en fonction de leur degré d’urgence, et le délai accordé pour remédier aux défaillances prioritaires va passer de 2 mois à 24h. Le non respect de cette échéance entraînera une interdiction totale de circuler, sauf pour amener le véhicule au garage en vue de faire réparer les défauts compris dans la liste des 146 points de contrôle dits “critiques”, définis comme “constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement”.

Parmi ceux-ci, on retrouve par exemple des disques de frein trop usés, une porte fermant mal, des feux stop défectueux, un pot d’échappement mal fixé, une fuite continue de gouttelettes de liquide (autre que de l’eau), une serrure qui se bloque, la chute imminente d’une pièce de protection (pare-choc, latérale), des pneus présentant une profondeur de sculpture non conforme, une corrosion du châssis pouvant diminuer sa résistance… Autant dire que les propriétaires de youngtimers et de voitures de collection sont attendus au tournant !

Quant aux défaillances majeures (contre-visite exigée) et mineures (pas de contre-visite exigée), elles échapperont à cette immobilisation. En revanche, le coût des contre-visites augmentera lui aussi avec le niveau d’exigence.

Diminution des accidents de la route et des émissions polluantes

Diminution des accidents de la route et des émissions polluantes

Si l’objectif principal du gouvernement est la sécurité sur nos routes, la plupart des études menées sur le sujet démontrent que les problèmes d’ordre mécanique arrivent loin derrière la consommation d’alcool, la vitesse et l’inattention des conducteurs dans la liste d’importance des facteurs d’accidents de la route en France. Aussi, l’impact de ce renforcement du contrôle technique sur la sécurité routière reste à mesurer.

En revanche, ses résultats ne devraient pas se faire attendre concernant un autre enjeu clé du CT : la limitation de l’impact écologique. Le nouvel examen intégrera notamment un contrôle “5-gaz” destiné à mesurer pour un véhicule la quantité de particules et d’oxydes d’azote émise, obligeant ainsi les diesel récents à se doter d’un filtre à particules, là où le test d’opacité des fumées d’échappement laisse pour l’instant passer ce manquement à la loi de 2011. Cette opération onéreuse alourdira évidemment la facture, une nouvelle plutôt mal accueillie par les automobilistes après les vignettes Crit’Air et la circulation alternée.