Les points à vérifier avant d’acheter une voiture d’occasion

Les points à vérifier avant d'acheter une voiture d'occasion

Vous souhaitez changer de véhicule et envisagez d’acquérir une voiture d’occasion ? Vous avez raison : à bien des égards, l’achat d’occasion auprès d’un particulier peut vous permettre de réaliser une bonne affaire ! Pour éviter les mauvaises surprises et les dépenses non prévues, Entretien-Auto vous liste les points à vérifier avant d’acheter.

L’inspection de la voiture

Acheter une voiture d'occasion : l'inspection

Dans un premier temps, il est important d’examiner le véhicule en détail, si possible en journée et par temps clair afin de ne rien manquer. Examinez la carrosserie pour trouver d’éventuelles traces de rouille, en particulier si le modèle n’est plus tout jeune. N’oubliez pas d’inspecter le châssis et la ligne d’échappement qui sont des organes clés, chers à remplacer ou à réparer. Surtout, portez une attention particulière aux roues : assurez-vous que les pneus ne présentent pas d’hernie ni de déchirure et que l’usure des pneus soit la même des deux côtés. Si ce n’est pas le cas, cela peut être le signe d’un défaut de parallélisme des roues. Veillez à tester l’ouverture et la fermeture de toutes les portières : une porte qui ferme mal peut laisser rentrer l’humidité en hiver. Pensez aussi à contrôler l’état des vitres et des feux, ainsi que leur fonctionnement.

N’hésitez pas à demander à jeter un oeil sous le capot et ne prenez pas tout ce que le vendeur vous dit pour acquis. Pour inspecter l’état de la mécanique, vous pouvez faire appel à un ami ou à un professionnel pour vous accompagner si vous n’êtes pas à l’aise (entre 100 et 150 € de prestation tout compris depuis la sélection jusqu’à la transaction avec toutes les vérifications). Examinez l’état des durits avec de potentielles traces de fuite (à vérifier aussi sous la voiture si elle est stationnée au même endroit depuis un petit moment), assurez-vous qu’aucun dépôt blanc n’est présent sur les bornes de la batterie, contrôlez les niveaux d’huile et du liquide de refroidissement… Chaque indice peut traduire la qualité de l’entretien dont a bénéficié la voiture d’occasion auparavant : une belle carrosserie lavée et remise à neuf peut cacher bien des déficiences !

Une fois au volant

Acheter une voiture d'occasion : au volant

Une fois derrière le volant, inspectez l’état général de l’habitacle et vérifiez en particulier sous les tapis de sol qu’il n’y a pas de tache d’humidité. En tournant légèrement le volant, assurez-vous qu’il n’y a pas trop de jeu dans la direction. Au démarrage, aucune fumée noire blanche ou bleue ne doit sortir de l’échappement. Pour checker l’état de l’embrayage, pièce particulièrement onéreuse à faire changer, faites un simple test : moteur en marche, frein à main serré, essayez de démarrer en troisième. Le moteur doit caler.

Sur la route, la direction ne doit pas être trop dure, et vous ne devez noter aucune vibration (symptôme d’un échappement fatigué) ni perte de régime à l’accélération. Soyez attentif(ve) aux éventuels bruits suspects : un son sourd au ralenti peut indiquer une bielle coulée tandis que les craquements en tournant peuvent témoigner de cardans en fin de vie. Mettez à l’épreuve les freins et l’ABS sur une ligne droite et vérifiez que, volant droit, la voiture maintient son cap. Si la boîte de vitesse est manuelle, les paliers doivent se passer et se verrouiller sans sauter ni trop résister.

Acheter une voiture d’occasion : les papiers

Acheter une voiture d'occasion : les papiers

Vient alors la partie administrative si vous êtes satisfait(e) suite à vos vérifications concernant la voiture d’occasion. Le vendeur doit vous fournir une pièce d’identité en signe de bonne foi, le carnet d’entretien du véhicule (où doivent figurer les échéances de remplacement des pièces et consommables), factures à l’appui, le certificat de situation, ainsi que le certificat de cession avec le coupon de carte grise (en attendant que vous obteniez un certificat d’immatriculation à votre nom). De plus, il est censé vous fournir un justificatif de contrôle technique valide (datant de moins de 6 mois pour un véhicule de plus de 4 ans).

 

Le contrôle technique d’une voiture de collection

Le contrôle technique d'une voiture de collection 2018

Vous avez acquis une voiture ancienne ? Entretien-Auto et Contrôletechniquegratuit.com font le point pour vous sur le contrôle technique des voitures de collection.

Les conditions pour le statut de voiture de collection

Le contrôle technique d'une voiture de collection : conditions du statut

Pour mériter d’être déclaré comme véhicule de collection, votre modèle doit remplir certaines conditions :

  • Avoir plus de 30 ans
  • Ne plus être produit
  • N’avoir subi aucune modification de ses composantes techniques essentielles : autrement dit, avoir été conservé dans son état d’origine.

Attention : même s’il a plus de 30 ans, votre véhicule n’est pas de collection s’il n’est pas déclaré et enregistré comme tel. Ce n’est pas une procédure automatique : vous devez vous en charger. Dans le cas où votre véhicule n’est pas déclaré, la règle du contrôle technique pour les voitures de collection ne s’applique pas, et vous devez passer le CT standard.

Les modalités du contrôle technique pour les voitures de collection

Le contrôle technique d'une voiture de collection : les points de contrôle

Si le contrôle technique s’est durci en 2018, rassurez-vous : il a été adapté pour les véhicules de collections en ce qui concerne les points de contrôle et la classification des défaillances, qui sont détaillées par l’Arrêté du 15 janvier 2018 – art. 2 (V). En outre, depuis l’année dernière, plus aucune restriction géographique ne s’applique : vous pouvez passer votre CT voiture de collection dans n’importe quel centre agréé en France. Le contrôle technique des voitures de collection doit être fait tous les 5 ans à quelques exceptions près. En effet, depuis février 2017, les véhicules de collection mis en circulation avant 1960 et ceux dont le PTAC dépasse les 3,5 t ne sont plus soumis à l’obligation de passer un CT.

Côté budget, les tarifs se situent en moyenne autour de 70 €. Quant à la vente de votre véhicule de collection, la réglementation classique s’applique sans aucune différence par rapport à la vente d’une voiture récente : le CT doit dater de moins de 6 mois.

Pneu crevé : comment changer une roue ?

Guide Entretien-Auto et Controletechniquegratuit 2018 : changer une roue

Un clou sournois sur la route, une hernie non détectée, une déchirure mal réparée… Un pneu crevé est vite arrivé ! Entretien-Auto et Controletechniquegratuit.com vous expliquent comment changer une roue.

Le matériel pour changer une roue : vous aurez besoin…

Le matériel pour changer une roue

Si remplacer une roue est une opération assez simple, cela nécessite toutefois un matériel bien précis. Aussi, veillez toujours à avoir dans votre voiture les éléments suivants, au cas où :

  • Un cric
  • Une clé en croix
  • Votre douille d’écrou antivol (à ne surtout pas perdre, sans quoi il serait impossible d’enlever l’écrou antivol de votre roue)
  • Une roue de secours
  • Un triangle de sécurité
  • Un gilet fluorescent

Les étapes

Les étapes pour changer une roue

Une fois assuré(e) que vous disposez bien de tout le nécessaire pour changer une roue, voici les étapes à suivre :

  1. Placez votre véhicule de préférence à un endroit dégagé (en ligne droite, évitez la sortie d’un virage) et bien à plat, sur un sol dur afin d’éviter que le cric ne s’enfonce dans le sol.
  2. Prenez les mesures de sécurité qui s’imposent : sécurisez le périmètre en installant votre triangle de sécurité une centaine de mètres en amont de l’endroit où votre voiture se trouve afin d’avertir les conducteurs qui roulent de votre côté de la route. Enfilez aussi votre gilet fluorescent. Il est important que vous soyez visible des automobilistes qui pourraient éventuellement passer par là, de nuit comme de jour. S’il fait nuit ou que les conditions météo sont mauvaises, n’hésitez pas à allumer vos feux de détresse.
  3. Allégez la voiture au maximum pour vous faciliter la tâche : déchargez tout ce qui est lourd, y compris dans le coffre.
  4. Cherchez la roue de secours et faites-la rouler jusqu’à votre roue au pneu crevé.
  5. Ôtez le cache ou l’enjoliveur de votre roue à plat et dévissez de deux tours chaque écrou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en vous aidant de la clé en croix. Celle-ci est plus appropriée qu’une clé simple car elle permet de pousser avec le pied si la résistance de l’écrou est trop forte.
  6. Disposez le cric sous la voiture à l’endroit renforcé indiqué dans le manuel technique pour éviter d’abîmer le châssis. Ensuite, actionnez-le jusqu’à ce que la roue puisse tourner dans le vide.
  7. Enlevez tous les écrous et placez-les de manière à pouvoir les retrouver.
  8. Posez la roue de secours à la place de l’autre : elle doit s’imbriquer facilement sans que vous ayez à forcer.
  9. Vissez les écrous en enchaînant systématiquement les opposés pour éviter d’endommager votre roue :Guide Entretien-Auto et Controletechniquegratuit : vissage des écrous dans l'ordre
  10. Reposez la voiture au sol à l’aide du cric.
  11. Resserrez encore les écrous si possible.
  12. Rangez votre matériel et votre roue hors d’usage.

Vous pouvez repartir mais roulez doucement et n’oubliez pas de passer rapidement au garage : les roues de secours ne sont pas prévues pour supporter la même pression qu’une roue normale, elles ne sont qu’une solution temporaire. Aussi, mieux vaut prévenir que guérir, afin d’éviter une telle situation : surveillez l’état et l’usure de vos pneus, pour votre sécurité au quotidien comme pour le contrôle technique !

Permis : le stage de récupération de points

Permis : le stage de récupération de points

Suite à une infraction routière entraînant une perte de points sur votre permis de conduire, vous pouvez être amené(e) à effectuer un stage de récupération de points. Entretien-Auto vous explique comment ça marche.

Dans quels cas le stage de récupération de points s’impose-t-il et sous quelles conditions ?

Stage de récupération de points sur le permis de conduire : conditions

Le stage de récupération de points est obligatoire dès la perte de 3 points sur un permis de conduire probatoire (jeune conducteur). Il peut également être imposé suite à une décision judiciaire (alternative à la poursuite et à la composition pénale, partie d’une peine complémentaire) et, dans ce cas de figure, n’entraîne pas de récupération de points sur le permis. Il est également possible d’effectuer ce stage sur la base du volontariat.

Pour pouvoir participer à une session, il faut remplir plusieurs conditions :

    • Ne pas avoir participé à un stage identique depuis au moins un an et un jour : un seul stage de récupération de points est autorisé par conducteur par an.
    • Disposer d’un permis valide : lorsqu’un permis tombe à 0 point suite à l’infraction de trop, une lettre 48Si est envoyée au titulaire pour l’invalider. Tant que cette lettre en recommandé avec accusé de réception n’est pas arrivée chez vous, il vous est encore possible d’effectuer un stage volontaire afin de faire remonter votre solde de points et pouvoir demander ainsi l’annulation de l’invalidation, mais il ne faut pas perdre de temps. En effet, dès réception de ce courrier, le stage est impossible.
  • Pour un permis probatoire ayant perdu 3 points, le titulaire doit venir avec la lettre 48n (envoyée à son domicile).

Le coût d’un stage de récupération de point varie de 115 € à 230 € selon le lieu, le centre organisateur et la date de la session.

Déroulement et modalités du stage de récupération de points

Stage de récupération de points sur le permis de conduire : déroulement

Le stage de récupération de points se déroule dans un lieu agréé par la Préfecture concernée. Durant cette session de 2 fois 7 heures, plusieurs sujets sont abordés, mais ils incarnent tous des facteurs d’insécurité routière : la vitesse, la fatigue au volant, la consommation d’alcool ou de stupéfiants… L’échange est constant entre les intervenants (un psychologue et un spécialiste de la formation à la sécurité routière) et les conducteurs assistant au stage, tant durant les présentations théoriques que pendant les exercices proposés, car l’objectif est avant tout pédagogique et préventif.

Assister à l’intégralité de la formation en respectant les horaires imposés vous permet de récupérer automatiquement et quasi immédiatement (dès le lendemain du stage) jusqu’à 4 points sur votre permis dans la limite du plafond maximum de votre permis : 12 points pour un conducteur normal, 6 points pour un jeune conducteur.

Attention : si la durée de stage est toujours fixée à 2 jours consécutifs, ce dernier n’empiète pas sur le dimanche. Aussi, c’est à vous de vous organiser. Votre présence et votre ponctualité sont les critères essentiels pour que l’organisme agréé puisse vous délivrer l’attestation de fin de stage qui témoigne de la restitution de vos points, car ce dernier ne comporte aucun examen qui validerait vos acquis durant cette formation.

En résumé

Permis : le stage de récupération de points

Le prix d’un contrôle technique en 2018

Les prix du contrôle technique en 2018

La hausse du prix du contrôle technique est un sujet brûlant dans le secteur automobile et un vrai casse-tête pour les automobilistes. Contrôle Technique Gratuit s’invite sur Entretien-Auto pour vous expliquer comment s’y retrouver.

Le tarif du contrôle technique est libre en France

Centre automobile agréé pour le contrôle technique

Cet examen obligatoire depuis 1992 est considéré comme une corvée par la majorité des automobilistes français. Plus de 6500 centres de contrôle technique sont aujourd’hui présents en France et appliquent des tarifs allant du simple au triple.

Le prix dépend tout d’abord du type de prestation de contrôle. En effet, un contrôle technique traditionnel sera plus cher qu’une contre visite ou qu’une visite volontaire partielle. La contre visite est même gratuite dans certains centres de contrôle technique si vous y avez effectué le contrôle technique.

Ensuite, la visite  diffère en fonction du type de véhicule vérifié. Par exemple le coût du contrôle technique d’un poids-lourds sera plus élevé car le matériel nécessaire au contrôleur doit être spécialisé.

Un autre facteur influence le prix du contrôle technique : le type de carburant. Un véhicule essence, diesel ou GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié) ne sera pas traité de la même manière par le contrôleur non plus car des qualifications complémentaires sont nécessaires pour contrôler certains types de véhicules.

Il est aussi à noter que l’emplacement géographique a un impact très important sur ce prix. Le CT est ainsi plus cher en centre-ville qu’en banlieue.

Quel est le coût de la prestation  en France ?

Les écarts de prix du contrôle technique peuvent parfois être très significatifs. La moyenne nationale se situe aux alentours de 66 € avec un écart type très important. En effet, un tarif proche des 100 € a été constaté dans plusieurs centres de l’hexagone. Il est donc conseillé de se renseigner avant de foncer dans un centre car la prestation peut être moins chère dans un centre à proximité voire même totalement gratuite.  

Détail des tarifs par type de contrôle :

Grille des prix des étapes du contrôle technique en France

De nombreuses offres sont disponibles sur internet à des prix souvent plus compétitifs qu’en centre. N’hésitez pas à les consulter pour vous faire votre propre opinion sur le tarif pratiqué par votre centre habituel.

L’éco-entretien : les solutions écologiques d’entretien automobile

l’éco-entretien : les solutions écologiques d’entretien automobile

Comportement éco-responsable et véhicule thermique, ne sont désormais plus incompatibles. Au delà de l’adoption d’une éco-conduite, Entretien-Auto vous invite à découvrir l’éco-entretien : suivez le guide pour un petit tour d’horizon des solutions écologiques d’entretien automobile.

Des véhicules zéro émission contraignants

Véhicule électrique en recharge

Les constructeurs automobiles progressent chaque jour un peu plus vers les solutions de mobilité futures non-polluantes : électrisation des gammes, lancement de véhicules hybrides rechargeables, développement des technologies de piles à combustible fonctionnant à l’hydrogène… Pourtant, force est de constater que pour l’instant, les véhicules zéro émission disponibles sur le marché ne sont pas adaptés aux besoins ni aux moyens de tout le monde. En effet, outre leurs prix élevés, sans parler de l’installation d’une prise de recharge à domicile, leur autonomie reste très limitée par rapport à ce qu’offrent leurs homologues thermiques, et le parc automobile français ne dispose pas encore d’un réseau suffisant de points de charge pour permettre à une majorité d’opter pour une telle solution. D’autre part, la question du recyclage des batteries se pose encore.

Le marché des solutions de l’éco-entretien pour le nettoyage

L'éco-entretien : les produits et services de nettoyage écologique

En attendant que l’industrie automobile soit en mesure de démocratiser des véhicules non polluants à la portée de tous, il existe des solutions d’éco-entretien pour les propriétaires de véhicules thermiques soucieux de respecter l’environnement et leur santé.

Le marché de l’éco-entretien se développe de plus en plus, avec une offre de services et de produits articulée autour du nettoyage. Cette transition vers l’éco-entretien se développe en grande partie par des initiatives comme le service labellisé ECO ENTRETIEN d’Ecocert Environnement, ou les forfaits d’entretien dédiés aux flottes d’entreprises, sans oublier les centres d’éco-nettoyage sans eau avec des produits respectueux de l’environnement à l’instar de ce que propose SINEO.

Mais il existe aussi des marques comme Biojest Auto qui fabriquent des gammes complètes de produits d’éco-entretien que les particuliers peuvent acheter via des réseaux distributeurs : shampoing carrosserie, nettoyants et détachants habitacle, plastiques, vitres, jantes, tissus… D’autres comme Entretien Ecologique vendent directement leur gamme en ligne.

Basés sur un principe de chimie verte, les tensio-actifs naturels bannissent phtalates, phosphates et ether et offrent une composition 100 % organique. Tout en ayant exactement les mêmes propriétés détergentes, ils sont ainsi éco-responsables, mais aussi nettement moins dangereux pour la santé que les produits pétrochimiques commercialisés un peu partout. En outre, le risque est amoindri en cas d’inhalation ou d’ingestion accidentelle, par exemple.

Des produits écologiques pour l’entretien mécanique

L'éco-entretien : les produits d'entretien mécanique

A savoir aussi : avec l’âge, plus votre moteur s’encrasse, plus il pollue. Une augmentation des émissions qui pourrait poser problème au Contrôle Technique, d’autant plus avec sa réforme sévère qui s’appliquera à partir de mai 2018.

Afin de prévenir ce problème et de prolonger la durée de vie de votre mécanique, vous pouvez avoir recours à des produits spécifiques, proposés par des spécialistes comme Bardahl : des additifs à ajouter au carburant pour l’entretien des injecteurs, par exemple, disponibles sous plusieurs formes selon les fabricants (pastilles ou liquide), mais aussi des nettoyants turbo, vanne EGR, filtre à particules, admission d’air… Vous disposez ainsi de tout un traitement pour aider votre véhicule à mieux respirer.

Refus d’assurance auto : que faire ?

Refus d'assurance automobile : que faire ?

Si faire assurer sa voiture est une obligation légale indispensable pour pouvoir circuler avec, les assureurs se réservent le droit de refuser d’assurer certains véhicules. Face à un refus d’assurance généralisé, Entretien-Auto vous explique les démarches à entreprendre pour obtenir une couverture au tiers.

Refus d’assurance auto : quelles raisons ?

Refus d'assurance auto : les motifs

Si côté automobilistes, l’assurance est une règle incontournable à respecter sous peine de sanctions sévères (suspension voire annulation du permis, stage obligatoire, interdiction de conduire durant 5 ans, immobilisation ou confiscation du véhicule…) et d’amendes lourdes (jusqu’à 3750 €), les assureurs, eux, jouissent encore d’une relative liberté quant aux véhicules qu’ils assurent. En effet, une compagnie est libre de refuser d’assurer votre voiture, ou de résilier unilatéralement votre contrat si cela est justifié par l’une des causes suivantes :

  • Défaut de paiement de la cotisation annuelle
  • Infractions au code de la route graves ou répétées
  • Trop de sinistres consécutifs, même non responsables
  • Annulation pour omission ou fausse déclaration
  • Souscripteur trop âgé considéré comme un conducteur à risque

Etant donné qu’il n’existe pas d’obligation légale pour l’assureur à vous signifier par écrit son refus ou l’annulation de votre contrat, celui-ci se contente en général d’une mention orale dans le meilleur des cas, ou décide simplement de ne donner aucune suite, en espérant que vous trouverez une solution chez la concurrence.

Bien sûr, il existe des agences spécialisées dans la couverture de conducteurs malussés, indésirables chez les autres enseignes. Mais si elles existent, ce n’est pas pour rien : ainsi justifiées par le refus d’assurance chez la concurrence, leurs cotisations s’avèrent bien plus élevées. Il s’agit d’un business lucratif, mais pas forcément avantageux pour vous selon votre situation, il faut bien l’admettre.

Refus d’assurance : le recours au Bureau Central de Tarification

Refus d'assurance auto : le recours au BCT

Si aucune compagnie ne souhaite vous assurer, il vous reste heureusement un recours : le Bureau Central de Tarification. En cas de refus d’assurance, ce dernier est habilité à fixer la cotisation que vous devrez régler et à obliger l’assureur que vous aurez choisi à vous assurer. Attention : cette obligation se limite à l’assurance au tiers, légalement obligatoire. N’espérez donc pas une couverture complète avec garanties complémentaires.

D’autre part, le BCT fixe le montant de votre prime sur la base tarifaire de l’assureur concerné par votre demande. Aussi, n’hésitez pas à comparer et à demander plusieurs devis afin de trouver le tarif qui vous conviendra le mieux.

Les démarches de recours au BCT

Les démarches de saisie du Bureau Central de Tarification en cas de refus d'assurance auto

Une fois que vous avez choisi un assureur dont la base tarifaire vous semble la plus avantageuse, envoyez en recommandé au siège social ou à la délégation régionale (pas à une agence) un courrier avec accusé de réception contenant :

  • Votre dernier relevé d’informations, qui doit obligatoirement vous être remis à la résiliation de votre dernier contrat. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez en faire la demande expresse auprès de la compagnie concernée, qui doit vous le faire parvenir sous deux semaines.
  • Le questionnaire “proposition d’assurance” à remplir au stylo noir en 2 exemplaires (un que vous gardez, un que vous joignez au courrier), que la compagnie sollicitée doit mettre à votre disposition. Ne mentez ni n’omettez aucun sinistre en remplissant ce document car cela peut annuler toute la procédure, vous privant de ce dernier recours.
  • Les copies de votre carte grise et de votre permis de conduire.

A partir de là, il vous faut attendre une lettre de refus d’assurance explicite ou la fin du délai de 15 jours sans retour de la part de l’assureur, ce qui équivaut à un refus implicite. Dès que ce laps de temps est écoulé, vous pouvez effectuer une demande d’intervention auprès du BCT, également en recommandé avec accusé de réception. Ce courrier doit contenir les mêmes pièces que celles envoyées à la compagnie d’assurance (copie du relevé d’informations, double de la proposition d’assurance, copies de la carte grise et du permis de conduire), mais aussi :

  • l’accusé de réception de votre sollicitation auprès de la compagnie
  • le devis de la compagnie
  • la lettre de refus si elle vous en a envoyé une
  • le dernier avis d’échéance de votre dernier contrat auto
  • la décision de justice si vous avez été condamné(e) pour alcoolémie

Il est impératif que votre dossier soit complet, sans quoi votre demande ne sera pas prise en compte par le BCT. Dès réception de celui-ci, le Bureau Central de Tarification dispose de 2 mois pour fixer la cotisation et informer la compagnie concernée ainsi que vous en tant que souscripteur. Vous pouvez alors régler le montant exigé et êtes ainsi assuré(e). Dès lors, vous devez vous acquitter des paiements sans retard et n’être responsable d’aucun accident pour retrouver un profil assuré standard, et pouvoir changer de compagnie facilement par la suite.

Voyants du tableau de bord : mode d’emploi

Pictogramme voyants du tableau de bord

Les voyants du tableau de bord sont des indicateurs du fonctionnement et de l’état de santé de votre voiture. Très utiles, ils permettent au conducteur d’être averti en temps réel de la mise en marche d’un système ou d’un dysfonctionnement plus ou moins grave. Pour autant, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver avec tous ces témoins lumineux. Aussi, Entretien-Auto vous explique le b.a.-ba des voyants de votre tableau de bord dans ce petit mode d’emploi.

Les voyants du tableau de bord sont répartis en 3 catégories : les témoins de signalisation qui indiquent simplement l’enclenchement des systèmes de la voiture, les témoins d’alerte qui signalent un problème assez sérieux, dont il faudra s’occuper rapidement et les témoins d’alarme qui avertissent d’un danger.

Les voyants du tableau de bord : signalisation

Voyants du tableau de bord : signalisation

Les témoins de signalisation sont simplement là pour signifier au conducteur l’état de marche d’un dispositif. Certains de ces voyants comme ceux concernant les feux sont assez faciles à reconnaître et à comprendre. D’autre le sont moins à l’instar de celui indiquant le préchauffage sur les moteurs diesel : ce voyant est censé s’allumer quelques instants une fois la clé insérée, juste avant le démarrage. S’il reste allumé moteur tournant, cela peut révéler un problème du côté des bougies d’allumage. En restant allumés, certains voyants peuvent éviter au conducteur de malmener la mécanique. C’est le cas du frein de parking : si vous l’avez mal desserré, le voyant allumé vous évite de partir sans l’avoir complètement enlevé.

Les voyants du tableau de bord : alerte

Voyants du tableau de bord : alerte

Généralement, on peut toujours rouler avec un voyant d’alerte allumé. Pour autant, ils signalent des dysfonctionnements qui doivent être pris au sérieux afin d’éviter des conséquences plus graves. Bien sûr, il est facile de remédier immédiatement à un faible niveau d’huile ou de carburant. Mais régler des équipements tels que l’ABS (antiblocage des roues pendant le freinage), l’ESP (antipatinage et contrôle de trajectoire) ou l’airbag est nettement moins aisé et laisser traîner peut s’avérer dangereux. Aussi, lorsque l’un de ces témoins s’allume et concerne un organe sur lequel vous ne pouvez rien faire, prévoyez une visite au garage très prochainement. Et d’ici là, roulez prudemment en évitant les manoeuvres brusques comme un freinage d’urgence si le voyant de l’ABS est allumé, par exemple.

Les voyants du tableau de bord : alarme

Voyants du tableau de bord : alarme

Si un voyant d’alarme s’allume, il est préférable de ne pas prendre la route ou de s’arrêter au plus vite dans un endroit sûr si vous roulez déjà. Ces voyants sont très reconnaissables, généralement de couleur rouge et parfois accompagnés d’un signal sonore.

  • Mauvais fonctionnement du système de freinage : si votre frein de parking est bien desserré et que ce voyant s’allume tout de même, cela signifie qu’il y a une défaillance des freins : mauvaise pression dans le système ou encore liquide de frein insuffisant. Dans les deux cas, votre véhicule ne freine plus correctement. Vous devez impérativement faire examiner le circuit par un professionnel.
  • Défaillance de la batterie : si ce témoin s’allume en route, deux explications sont possibles : soit votre batterie ne se recharge plus correctement, soit elle est en surcharge. Les deux cas de figure peuvent entraîner des problèmes de fonctionnement général sur votre voiture. Eteignez donc autant de systèmes à consommation électrique que possible (chauffage, climatisation, système audio…), puis rendez-vous au garage le plus proche ou contactez un service d’assistance.
  • Pression d’huile moteur insuffisante : s’il est normal que ce voyant s’allume quelques secondes lorsque vous démarrez, ce n’est pas le cas lorsque vous roulez. Arrêtez-vous aussi vite que possible et laissez au moteur le temps de refroidir avant de vérifier le niveau d’huile. S’il est effectivement bas, remettez-en et vérifiez le voyant en redémarrant. S’il s’éteint, aucun problème : vous pouvez repartir. En revanche s’il reste allumé, mieux vaut ne pas reprendre la route et faire appel à un service de dépannage.
  • Température anormale du liquide de refroidissement : si votre liquide de refroidissement présente une température trop élevée, votre moteur risque la surchauffe et de graves dégâts. Ralentissez et mettez le chauffage au maximum. Si cela n’est pas suffisant, garez-vous et laissez votre moteur refroidir. Si en redémarrant le voyant est toujours là, n’insistez pas et faites-vous remorquer jusqu’au garage le plus proche.
  • Perte de pression des pneus :  si ce voyant s’allume en route, un ou plusieurs de vos pneus sont sous-gonflés, auquel cas il est dangereux de continuer sans les avoir regonflés au préalable, soit vous avez crevé. Il va donc falloir vous arrêter au plus vite dans un endroit dégagé et sécurisé pour changer votre roue.
  • Problème moteur : Allumé, ce voyant signale une anomalie de fonctionnement dans le compartiment moteur. Le problème peut se situer au niveau du système d’injection, d’allumage ou encore de dépollution. Sans savoir quel degré de gravité présente le dysfonctionnement, mieux vaut prévenir que guérir et faire examiner cela sans attendre, sans quoi votre moteur peut subir des dommages très onéreux à faire réparer.

 

Contrôle technique renforcé et plus cher à partir de 2018

Un contrôle technique renforcé et plus cher à partir de 2018

Le contrôle technique se durcira dès mai 2018, en passant de 124 à plus de 400 points et en imposant un délai de 24h pour effectuer les réparations. Entretien-Auto fait le point sur les nouvelles exigences auxquelles seront confrontés les automobilistes français l’année prochaine.

Un contrôle technique plus coûteux

Un contrôle technique plus coûteux

Ce n’est plus sur 124 mais sur plus de 400 points que les véhicules seront évalués pour être déclarés aptes ou non à la circulation au sein du parc automobile français. Une nouvelle qui se veut rassurante, étant données les failles de l’examen que l’on connaît aujourd’hui, tant en termes de sécurité que d’impact écologique : airbags contrôlés uniquement électroniquement, impuissance à détecter les logiciels trompeurs sur les véhicules diesel…

Mais surtout, cela signifie plus de temps passé sur les vérifications techniques par les garagistes, qui endosseront en outre des responsabilités supplémentaires et devront suivre une formation pour garder leur qualification. Autrement dit, le coût du contrôle technique actuellement situé entre 50 et 80 euros, va augmenter de manière significative. Espérons qu’il n’aille pas jusqu’à doubler.

Points de contrôle et sanctions

Points de contrôle et sanctions

Les réparations jugées nécessaires à l’issue du CT seront toujours classées en fonction de leur degré d’urgence, et le délai accordé pour remédier aux défaillances prioritaires va passer de 2 mois à 24h. Le non respect de cette échéance entraînera une interdiction totale de circuler, sauf pour amener le véhicule au garage en vue de faire réparer les défauts compris dans la liste des 146 points de contrôle dits “critiques”, définis comme “constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement”.

Parmi ceux-ci, on retrouve par exemple des disques de frein trop usés, une porte fermant mal, des feux stop défectueux, un pot d’échappement mal fixé, une fuite continue de gouttelettes de liquide (autre que de l’eau), une serrure qui se bloque, la chute imminente d’une pièce de protection (pare-choc, latérale), des pneus présentant une profondeur de sculpture non conforme, une corrosion du châssis pouvant diminuer sa résistance… Autant dire que les propriétaires de youngtimers et de voitures de collection sont attendus au tournant !

Quant aux défaillances majeures (contre-visite exigée) et mineures (pas de contre-visite exigée), elles échapperont à cette immobilisation. En revanche, le coût des contre-visites augmentera lui aussi avec le niveau d’exigence.

Diminution des accidents de la route et des émissions polluantes

Diminution des accidents de la route et des émissions polluantes

Si l’objectif principal du gouvernement est la sécurité sur nos routes, la plupart des études menées sur le sujet démontrent que les problèmes d’ordre mécanique arrivent loin derrière la consommation d’alcool, la vitesse et l’inattention des conducteurs dans la liste d’importance des facteurs d’accidents de la route en France. Aussi, l’impact de ce renforcement du contrôle technique sur la sécurité routière reste à mesurer.

En revanche, ses résultats ne devraient pas se faire attendre concernant un autre enjeu clé du CT : la limitation de l’impact écologique. Le nouvel examen intégrera notamment un contrôle “5-gaz” destiné à mesurer pour un véhicule la quantité de particules et d’oxydes d’azote émise, obligeant ainsi les diesel récents à se doter d’un filtre à particules, là où le test d’opacité des fumées d’échappement laisse pour l’instant passer ce manquement à la loi de 2011. Cette opération onéreuse alourdira évidemment la facture, une nouvelle plutôt mal accueillie par les automobilistes après les vignettes Crit’Air et la circulation alternée.

L’entretien auto au retour des vacances d’été

Entretien de la voiture au retour des vacances d'été

Cet été, vous êtes parti(e) en vacances d’été avec votre voiture ? Poussière, intempéries acides et insectes ont ainsi pris un malin plaisir à s’immiscer dans chaque recoin de Choupette qui a dû rester dehors durant votre séjour, sans parler de la chaleur et des rayons UV du soleil. Pas de panique : Entretien-Auto vous aide à ne rien oublier pour votre nettoyage de pré-rentrée.

L’habitacle et le coffre

Entretien de la voiture au retour des vacances d'été : l'habitacle

Commencez par vider la voiture : les valises bien sûr, mais aussi tous les compartiments de rangement remplis de divers objets “au cas où”, d’emballages et de déchets en tout genre accumulés pendant les vacances d’été. Tant que vous y êtes, n’oubliez pas de vérifier que la liste des indispensables à laisser dans le véhicule est au complet : ampoules, lunettes de soleil, constat, stylo, éthylotest, gilet de sécurité, triangle d’avertissement… Une fois cela fait, passez un coup d’aspirateur dans l’habitacle pour enlever le sable et la saleté en passant soigneusement sur les recoins difficiles d’accès et en n’oubliant pas les vide-poches ni les dessous de tapis de sol. Laissez aussi ces derniers respirer dehors quelques heures.

Pour aspirer les plastiques, utilisez un embout brosse à poils fins pour ne pas laisser de trace. S’ils sont très sales, vous pouvez humidifier un chiffon non pelucheux pour les nettoyer et utiliser un produit d’entretien dédié sans solvant.

En ce qui concerne les cuirs, les produits spéciaux s’imposent encore une fois, avec un chiffon ou une brosse à poils souples. N’humidifiez pas votre matériel au risque de tâcher la sellerie, ou très peu si certains endroits sont vraiment sales, et repassez avec un chiffon sec derrière. Si des taches persistent sur les tissus de vos sièges, rendez-vous en station de lavage auto afin d’utiliser un aspirateur injecteur extracteur pour les faire partir.

La carrosserie et les vitres

Entretien de la voiture au retour des vacances d'été : la carrosserie

Ensuite, au tour de la carrosserie que les intempéries, les graviers, la poussière et les insectes en tout genre sans parler du soleil n’auront pas manqué de mettre à rude épreuve !

Ne procrastinez pas pour effectuer ce lavage au retour des vacances : plus vous attendrez, plus les saletés s’incrusteront. Or elles peuvent être corrosives pour votre carrosserie et la fragiliser par endroits, notamment les déjections d’oiseaux.

Vous pouvez opter pour un lavage aux rouleaux, mais un lavage au jet vous permettra d’atteindre les endroits plus difficiles d’accès si votre véhicule est particulièrement encrassé. Une fois la carrosserie propre, faites un petit tour d’inspection afin de relever d’éventuelles rayures, fissures et impacts. Si vous en trouvez, ne laissez pas traîner la visite au garage, car ils représentent autant de points faibles sur la carrosserie auxquels le froid et l’humidité ne manqueront pas de s’attaquer durant l’hiver.

Ne négligez pas vos vitres extérieures et intérieures. Pour leur nettoyage, vous pouvez utiliser du produit à vitre classique et un chiffon, microfibres de préférence. Si toutefois vous préférez une alternative plus naturelle et écologique, vous pouvez mélanger du vinaigre ou du jus de citron à de l’eau déminéralisée. Pensez également à donner au coup aux rétroviseurs.

Dernière étape : les vérifications techniques

Entretien de la voiture au retour des vacances d'été : les liquides

Enfin, vérifiez le niveau des liquides et remplissez au besoin. Effectuez cette opération à froid afin de ne pas vous brûler et à plat pour ne pas fausser les niveaux. D’autre part, faites particulièrement attention en manipulant le liquide de refroidissement dont les émanations peuvent être dangereuses. Contrôlez aussi la pression des pneus.

Et voilà : votre voiture est prête pour la rentrée !