Notion de couple, puissance et régime moteur

Notions couple puissance et régime

Dans le monde automobile, il y a trois notions techniques que l’on retrouve très régulièrement : le couple, la puissance et le régime. Avec Entretien Auto, ces principes n’auront plus de secrets pour vous !

Notion de couple, puissance et régime moteur

La puissance

Lorsque l’on quantifie la puissance d’une voiture, celle-ci est évaluée en cheval-vapeur (ch). Cette appellation remonte au temps des premières machines à vapeur, où les hommes comparaient la puissance fournie par un cheval à celle des locomotives. Cette unité de mesure s’est finalement conservée dans le temps et est désormais utilisée dans l’automobile. La puissance en cheval-vapeur désigne ainsi la puissance maximum fournie par le moteur d’un véhicule et se calcule en Watt (W). Un cheval-vapeur est l’équivalent de la traction de 75 kg par un cheval, sur un mètre en une seconde.

Le couple

Mesuré en Newton mètre (Nm) ou en mètre Kilométrage (mKg), le couple indique la force que délivre le moteur dans son mouvement. Si l’on prend l’exemple d’un cycliste, celui-ci va délivrer un couple plus important lorsqu’il monte une côte, car il appuie davantage sur les pédales. En d’autres termes, cette notion désigne la quantité de poussée transmise du moteur aux roues. Plus une voiture est de grosse cylindrée, plus le couple doit être important afin de fournir suffisamment de puissance. Si vous vous êtes déjà retrouvé plaqué à votre siège en accélérant en voiture, c’est que celle-ci dispose d’un couple important.

Le régime moteur

Le régime moteur correspond à la vitesse de rotation du moteur. Cette unité se mesure en tours par minute. Le régime le plus faible est celui du point mort, avec entre 600 et 900 tours/min. A l’inverse, la plus grande vitesse de rotation se situe entre 4 000 et 8 000 tours/min.

Le rapport entre les trois notions

Une approximation courante consiste à retenir la puissance maximale comme critère principal des performances d’un moteur. C’est une erreur. En effet, la puissance est un facteur important, mais elle n’est que la résultante du couple et du régime moteur. Cette corrélation se retrouve d’ailleurs dans la relation suivante : Puissance = Couple x Vitesse de rotation du moteur.

La puissance est donc en lien avec le couple et la vitesse à laquelle tourne le moteur, soit le régime. A puissance égale, une voiture essence aura un régime de rotation supérieur mais un couple inférieur par rapport à un modèle diesel. C’est pour cela qu’avec un diesel, les vitesses se passent à plus bas régime qu’avec une voiture essence.

Ainsi, pour un moteur délivrant un couple sensiblement constant à tous les régimes, la puissance augmente avec le nombre de tours/minute, pour atteindre naturellement son maximum à plein régime.

Lorsqu’une voiture est en sous-régime, le moteur consomme peu de carburant mais ne peut pas fournir l’effort demandé. Cela signifie en général que le couple ou la puissance ne sont pas suffisants. En sur-régime, le moteur consomme trop et il faut passer le rapport précédent ou ralentir son allure afin de réduire le couple ou la puissance.

 

Bonus et malus écologiques, surtaxe CO2 : comment s’y retrouver ?

CO2 Bonus malus écologique

Depuis plusieurs années maintenant, des taxes CO2 viennent se greffer au coût d’achat de la carte grise et à la taxe à l’immatriculation pour leur donner une dimension écologique. Entretien Auto vous aide à y voir plus clair entre le bonus écologique, le malus écologique et la surtaxe CO2.

Bonus et malus écologique, surtaxe CO2

Qu’est-ce que le bonus écologique ?

Le bonus écologique a été créé pour encourager l’achat ou la location longue durée (2 ans et plus) de voitures neuves qui émettent peu de CO2. Il se présente comme une aide financière dont l’importance va de pair avec la décroissance des émissions de CO2 par la voiture concernée, et peut atteindre le maximum de 6 000 €.

Montant du bonus écologique au 1er janvier 2017

Émissions de CO2 (en g / km) Montant
De 0 à 20 6 000 € pour les voitures particulières et camionnettes (dans la limite de 27 % du coût d’achat).
De 21 à 60 1 000 € pour les voitures particulières et camionnettes.

Particularités du bonus écologique

Le bonus écologique présente quelques menues spécificités. Ainsi, il est important de savoir que les véhicules diesel n’y sont pas éligibles. Également, les véhicules hybrides qui émettent moins de 110 g de CO2 / km et dont le moteur présente une puissance supérieure ou égale à 10 kW sur une durée de 30 minutes ne sont plus éligibles au bonus écologique depuis le 1er janvier 2017.

De même, depuis le début de l’année, le bonus écologique s’ouvre aux véhicules à 2 ou 3 roues et aux quadricycles électriques dont la puissance moteur est supérieure ou égale à 3 kW. Néanmoins pour être éligibles à cette aide, qui peut atteindre 1 000 €, cette classe de véhicules ne devra pas être équipée de batterie au plomb.

Qu’est-ce que le malus écologique ?

Le malus écologique vient sanctionner l’achat de véhicules particuliers polluants. Il s’applique lors de la première immatriculation des voitures achetées ou louées avec option d’achat pour 2 ans minimum, en France (ou à l’étranger et importée en France), mais également aux véhicules achetés d’occasion à l’étranger puis importés en France. A savoir : le malus écologique s’applique aux véhicules immatriculés pour la première fois en France à partir du 1er janvier 2008.

Le paiement de ce malus écologique se fait au moment de l’immatriculation et c’est bien l’année de cette dernière qui compte, pas l’année de commande, ni même l’année d’achat. Le malus écologique se calcule selon le nombre de grammes de CO2 émis au kilomètre par un véhicule.

Montant du malus écologique au 1er janvier 2017

Émissions de CO2 (en g / km) Montant
Inférieur ou égal à 126 0 €
127 50 €
128 53 €
129 60 €
130 73 €
130 90 €
132 113 €
133 140 €
134 173 €
135 210 €
136 253 €
137 300 €
138 353 €
139 410 €
140 473 €
141 540 €
142 613 €
143 690 €
144 773 €
145 860 €
146 953 €
147 1 050 €
148 1 153 €
149 1 260 €
150 1 373 €
151 1 490 €
152 1 613 €
153 1 740 €
154 1 873 €
155 2 010 €
156 2 153 €
157 2 300 €
158 2 453 €
159 2 610 €
160 2 773 €
161 2 940 €
162 3 113 €
163 3 290 €
164 3 473 €
165 3 660 €
166 3 853 €
167 4 050 €
168 4 253 €
169 4 460 €
170 4 673 €
171 4 890 €
172 5 113 €
173 5 340 €
174 5 573 €
175 5 810 €
176 6 053 €
177 6 300 €
178 6 553 €
179 6 810 €
180 7 073 €
181 7 340 €
182 7 613 €
183 7 890 €
184 8 173 €
185 8 460 €
186 8 753 €
187 9 050 €
188 9 353 €
189 9 660 €
190 9 973 €
Supérieur à 190 10 000 €


La surtaxe CO
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La surtaxe sur les émissions de CO2 s’applique aux véhicules d’occasion mis en service depuis le 1er janvier 2004, et est à payer au moment de l’établissement du certificat d’immatriculation qui fait suite à l’achat.

Selon si votre voiture a fait ou non l’objet d’une réception communautaire, la taxe se calculera de différentes manières : en fonction du nombre de grammes de CO2 émis ou selon la puissance fiscale (en CV) inscrite sur la carte grise.

Montant de la surtaxe CO2 en 2015-2016

Si votre véhicule a fait l’objet d’une réception communautaire :

  • 2 € par gramme de CO2 si le taux de votre voiture est compris entre 200 g CO2/ km et 250 g CO2/ km ;
  • 4 € par gramme de CO2 si le taux de votre voiture est supérieur à 250 g CO2/ km.

Si votre véhicule n’a pas fait l’objet d’une réception communautaire :

Puissance fiscale (CV) Montant de la taxe
Puissance inférieure à 10 CV 0 €
Puissance égale à 10 CV et inférieure à 15 CV 100 €
Puissance égale et supérieure à 15 CV 300 €


Enfin, sachez qu’une
taxe annuelle de 160 € s’applique également aux propriétaires (ou locataires d’un véhicule avec option d’achat sur une durée minimum de 2 ans) des véhicules les plus polluants. Cette taxe est à régler dès l’année suivant l’immatriculation de la voiture et s’échelonne selon le tableau suivant.

Année de la 1ère immatriculation CO₂ (en g/km)
2009 250
2010 245
2011 245
2012 ou après 190

Étiquette énergie d’un véhicule : à quoi ça sert ?

Etiquette énergie

Le système d’étiquette énergie caractérise la pollution des véhicules neufs à la vente. C’est le même système que sur nos appareils électroménagers comme les réfrigérateurs, lave-vaisselle, etc.. Entretien-Auto vous en dit plus sur cette classification.

Étiquette énergie d'un véhicule : à quoi ça sert ?

Fonction de l’étiquette énergie

Étiquette énergie : classification des véhicules

L’objectif est d’orienter prioritairement les consommateurs vers les voitures les moins émettrices de CO2 et de supprimer progressivement les véhicules les plus polluants, déjà sanctionnés par des malus et taxes CO2.

La classification des véhicules est basée sur des valeurs fixes où, par exemple, la classe A correspond aux voitures dont les émissions sont inférieures à 100 g CO2 / km. Selon le Ministère, “l’étiquette énergie est établie avec le guide des consommations conventionnelles et des émissions de gaz carbonique des voitures particulières neuves mises en vente en France, réalisé tous les ans par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).”

Cette étiquette énergie comporte 7 classes de couleurs différentes définies selon le niveau d’émission de CO2 des véhicules. 

La pastille Crit’air

Pastille Crit'Air : certificat de la qualité de l'air

Depuis le 1er juillet 2016, l’étiquette énergie des véhicules est complétée par un “Certificat de la qualité de l’air”, la pastille Crit’air.

Ces vignettes autocollantes colorées, non obligatoires à ce jour, permettent de distinguer les véhicules les moins polluants sur la route. Elles doivent être apposées à l’intérieur de l’habitacle, de manière bien visible sur le pare-brise.

Les pastilles Crit’air classent la pollution des véhicules en fonction de leur date de production. 
Disposer d’une pastille Crit’air sur votre voiture vous permet, lors des pics de pollution, de bénéficier de conditions de circulation particulières, de facilités de stationnement, etc..

 

Filtre à essence : quand et comment le remplacer ?

Si vous roulez à bord d’une voiture essence, alors celle-ci est dotée d’un filtre à carburant spécifique. Le filtre à essence est une pièce maîtresse de votre voiture. Si celui-ci est usagé, alors il faut le changer tout de suite afin d’éviter tout problème technique. Entretien Auto vous dit quand et comment remplacer votre filtre à essence.

Rôle et fonctionnement

L’essence est un carburant souvent composé de fines particules qui peuvent endommager le moteur. Afin d’empêcher ces saletés de se loger dans les différentes composants de la motorisation, le véhicule se dote d’un filtre à carburant. Celui-ci est différent, selon si vous roulez à bord d’une voiture diesel (filtre à gazole) ou d’une essence (filtre à essence). Dans les deux cas, le filtre a pour rôle de retenir les impuretés avant qu’elles n’atteignent le circuit d’alimentation du moteur. Cette pièce est absolument primordiale afin de garantir la durée de vie du système d’injection et de ses deux éléments, la pompe et l’injecteur. Grâce au filtre à essence, le moteur pourra profiter d’un carburant de qualité, débarrassé des saletés et couplé au filtre à air, qui assure le bon mélange entre air et essence.

Les origines des impuretés

Les impuretés qui viennent se loger dans le carburant peuvent provenir de différentes sources. Cela peut être dû à des résidus issus de la production de votre voiture, ou bien d’une réparation. Certaines saletés s’infiltrent aussi via le système de ventilation du réservoir. Enfin, les impuretés peuvent venir d’une oxydation ou bien de la condensation d’eau dans le réservoir.

Différents types de filtres à essence

Selon la nature de votre véhicule, le type de filtre compatible ne sera pas le même. Chez les voitures à carburateur, la pièce spécifique est en plastique et retient les particules de plus de 20 micromètres. Une auto à injection est beaucoup plus sensible aux impuretés. Ainsi, ce type de voitures dispose d’un filtre qui se débarrasse de saletés plus petites, de 5 à 7 micromètres.  

Quand changer son filtre à essence ?

Quand et comment changer son filtre à essence ?

Le filtre à essence est construit de manière différente, selon si vous avez une voiture à carburateur ou à injection. Dans le premier cas, la pièce devra être changée en moyenne tous les deux ans ou tous les 40 000 km. Pour un véhicule à injection, le remplacement doit se faire tous les deux ans. Bien respecter ces délais est très important, car un filtre à essence défectueux peut entraîner des problèmes plus graves. Une pièce obsolète peut ainsi provoquer un mauvais acheminement du carburant au moteur avec pour conséquence une panne du système.

Certains signes peuvent vous indiquer que le filtre à essence doit être remplacé. Un démarrage difficile de votre voiture ou bien des à-coups du moteur peuvent être des symptômes significatifs.

Quels sont les outils à prévoir ?

  • Un filtre à essence neuf
  • Un tournevis plat
  • Une bassine
  • Des lunettes de protection

Comment remplacer son filtre à essence ?

Qu'est-ce que le filtre à essence d'une voiture ?

Vous avez le nécessaire ? Alors commencez par repérer l’emplacement de la pièce usagée à l’aide du livret de votre voiture.

  1. Placez-vous sous votre véhicule avec vos lunettes sur le nez, et déposez la bassine sous le filtre à essence afin de récupérer le carburant qui risque de s’écouler.
  2. A l’aide du tournevis, dévisser les deux colliers situés à chaque extrémité du filtre encrassé.
  3. Vous pouvez apercevoir deux durits : une à chaque extrémité de votre filtre. Déboîtez-les pour libérer la pièce.
  4. Observez votre nouveau filtre à essence pour trouver la flèche inscrite. Celle-ci indique dans quel sens le carburant doit circuler à l’intérieur du filtre.
  5. Identifiez les durits qui doivent être reliées au filtre : la durit d’aspiration est généralement la plus longue et relie le filtre au réservoir. La seconde quant à elle, lie le filtre à essence au carburateur.
  6. Remboîtez le filtre à essence en veillant bien à ce que la flèche pointe vers la durit qui mène au carburateur.
  7. Revissez les deux connecteurs au filtre.

 

Filtre à huile : le connaître et le changer

Le moteur a besoin de plusieurs filtres pour fonctionner correctement, dont celui à huile. Cette pièce a pour fonction d’assurer la propreté du moteur en luttant contre les impuretés. Souvent effectué au même moment que la vidange, le remplacement du filtre à huile est une opération simple et à la portée de tous, pour peu que l’on respecte certaines consignes.

Rôle et fonctionnement du filtre à huile

Qu'est-ce que le filtre à huile d'une voiture ?

Le moteur d’une voiture a besoin d’une huile spécifique pour fonctionner correctement et vivre plus longtemps. Celle-ci permet de garder la motorisation propre en empêchant que des résidus viennent se fixer sur les parois. Ainsi, l’huile se place comme un barrage et retient beaucoup d’impuretés nuisibles pour le moteur. Comme toute autre pièce, elle a besoin d’être purifiée afin d’assurer au mieux sa fonction, et c’est ici que le filtre à huile entre en jeu.

Le filtre à l’huile a donc pour rôle d’assurer la lubrification constante du moteur en lui fournissant une huile propre, nettoyée de ses saletés. Le filtre à huile n’est pas immortel et a besoin d’être remplacé de temps en temps, au risque d’endommager le moteur. Généralement, cette pièce est à changer en même temps que la vidange, pour une meilleure efficacité.

Signes d’un filtre à huile usagé

Lorsque le filtre à huile est usé, il y a des signes qui ne trompent pas. Vous pouvez repérer cette défaillance notamment lorsque vous entendez un bruit inhabituel au niveau du moteur. Cela peut très bien être le signe d’une panne, mais peut également signifier que certains composants de la motorisation ne reçoivent pas d’huile en quantité suffisante. La deuxième option indique ainsi que le filtre dédié ne remplit plus sa fonction de purge.

Vous pouvez aussi en être informé lorsque le voyant qui correspond à l’huile est allumé sur votre tableau de bord.

Différents types de filtre

Le filtre à huile se décline sous deux formes. Il peut tout d’abord prendre l’apparence d’une cartouche entourée d’une pièce métallique, qui se visse directement sur le moteur. C’est à ce jour le modèle que vous trouverez le plus fréquemment dans les magasins spécialisés. Le filtre à huile peut aussi prendre la forme d’une cartouche contenue dans un boîtier cylindrique. Ici, seule la cartouche est à remplacer.

Quand changer son filtre à huile ?

Quand et comment changer son filtre à huile ?

Un filtre à huile encrassé a pour risque d’entraîner une usure prématurée du moteur. Afin d’éviter des problèmes plus graves et coûteux, mieux vaut donc s’assurer que ce filtre est toujours en bon état. Il est conseillé de remplacer cette pièce tous les 10 000 km pour une voiture essence, et tous les 15 000 km pour un véhicule diesel.

Dans les faits, le filtre à huile est à remplacer au même moment que la vidange moteur. Sachant que la vidange n’est pas à faire au même moment pour tous les véhicules, préférez consulter le carnet d’entretien de votre voiture.

Quels sont les outils à prévoir ?

  • Un chiffon
  • Une clé pour filtre à huile (si nécessaire, normalement, il est serré à la main, on peut donc le desserrer à la main)

Comment remplacer son filtre à huile ?

Commencez par placer votre véhicule sur une surface plane, puis repérez l’emplacement du filtre à huile. Sa position est indiquée dans la notice constructeur de votre voiture.

  1. A l’aide d’une clé à filtre, desserrez le filtre à huile. Si vous avez suffisamment de force, vous pouvez aussi le dévisser à la main.
  2. Nettoyez le support du filtre sur le bloc moteur avec un chiffon propre et non pelucheux.
  3. Huilez le joint d’embase du filtre à huile. Cela permettra de le démonter plus facilement lors du prochain changement de pièce.
  4. Placez la nouvelle pièce dans son emplacement.
  5. Resserrez le filtre à la main pour éviter d’avoir du mal la prochaine fois.
  6. Faites tourner le moteur quelques secondes afin que le nouveau filtre se charge d’huile.

Votre moteur est de nouveau paré pour la route ! N’oubliez pas que le filtre à huile est une pièce importante qui doit être changée régulièrement.

L‘airbag : fonctionnement, contrôle et remplacement

Icône airbag automobile

Le b.a.-ba de l’airbag

Airbag, fonctionnement et utilité

Un airbag se constitue d’une membrane ou d’une enveloppe flexible, dans laquelle de l’air ou un autre gaz est très rapidement injecté lors d’une réaction chimique explosive. En cas de collision, la réaction chimique se produit, les airbags se gonflent et amortissent alors les chocs des personnes présentes dans la voiture.

Il existe divers types d’airbags :

  • l’airbag frontal, qui se situe devant le conducteur et le passager avant ;
  • l’airbag latéral, qui se déplie soit par le côté du siège, soit par le plafond sur toute la longueur de l’habitacle ;
  • l’airbag aux genoux, qui a démontré son utilité notamment lors des collisions à très grande vitesse ;
  • la ceinture de sécurité gonflable, qui absorbe en partie le choc autour de la personne attachée. Ce type d’airbag n’est cependant disponible que sur des modèles haut-de-gamme.

Fonctionnement de l’airbag

L'entretien et le remplacement des airbags

L’airbag est constitué d’un générateur de gaz, du coussin à proprement parler et de capteurs. Dans le cas d’un choc suffisamment fort, les capteurs intègrent les données relatives à l’impact, sa localisation, sa sévérité, la vitesse du choc, etc.. Ils sont capables de différencier un simple “coup de patin” d’un coup de frein avec collision et activent le système de gonflage des airbags en cas de choc détecté à une vitesse minimum comprise entre 20 et 30 km/h selon les constructeurs.

En 30 à 150 millisecondes, soit moins de temps qu’il n’en faut pour cligner des yeux, les airbags sont déployés et diminuent la violence de l’impact subi par le conducteur et ses passagers éventuels. Pour absorber le choc de l’impact du corps, le coussin se dégonfle rapidement dans un état comprimé et libère de la fumée à l’intérieur de l’habitacle, qui peut être irritante pour la peau et les yeux.

Efficacité de l’airbag

Pour être protégés au mieux, les occupants d’une voiture doivent être assis bien droits et ne pas s’appuyer sur les portières et fenêtres. De même, à l’avant, il est important pour le conducteur de garder une distance de sécurité minimum de 20-25 cm avec le volant (emplacement de l’airbag frontal conducteur), et le passager ne doit pas appuyer ses pieds ou ses genoux contre le tableau de bord (emplacement de l’airbag frontal passager).

Et pour en finir avec les ceintures mal positionnées, sachez que celles-ci sont associées à un pré-tenseur qui va empêcher la tête de la personne de percuter le coussin de l’airbag au moment ou celui-ci se gonfle. Avec une vitesse de gonflage de 300 km/h, l’effet coup de fouet pourrait être plus violent encore que l’accident en lui-même avec un important traumatisme cervical. Si la ceinture est bien positionnée, le pré-tenseur ne se relâche qu’une fois l’airbag gonflé pour laisser la tête reposer sur le coussin.

Contrôle et remplacement des airbags

Les airbags sont des pièces que l’on ne pense pas toujours à entretenir, et pourtant ils peuvent vous sauver la vie en cas d’accident !

Aussi, pour vous assurer du bon fonctionnement des airbags de votre voiture, pensez à les faire vérifier tous les 100 000 kilomètres. Soit, tous les 5 ans environ.

Sachez aussi qu’un airbag ne peut être réutilisé s’il a explosé. Il est donc nécessaire de le remplacer après un accident. En moyenne, le remplacement des airbags d’une voiture coûte 2000 €. Cependant, le coût de cette opération peut grimper jusqu’à 4000 € si votre véhicule dispose de plus de 6 airbags.

Toutefois, même sans être usagé, l’airbag peut devenir poreux et son système d’explosion peut perdre en efficacité au bout d’un certain temps (10 à 15 ans selon les modèles). Ainsi, ne négligez pas de demander à votre mécanicien d’effectuer une vérification lorsque vous allez le voir pour une autre opération d’entretien.

Voyant de l’airbag allumé

Si le témoin de l’airbag est allumé, des vérifications simples peuvent vous épargner le coût d’un diagnostic chez un professionnel. D’abord, ce problème peut être lié à une faiblesse de la batterie, à laquelle le calculateur de l’airbag peut se montrer sensible. Mesurer la tension de votre batterie à l’aide d’un voltmètre peut vous indiquer si la défaillance vient de là.

Mais un voyant d’airbag allumé peut aussi être symptomatique d’un dysfonctionnement des connecteurs de sièges avant. Un faux contact peut donc être à l’origine de votre problème. Débranchez puis rebranchez les fils (à ne pas confondre avec ceux des sièges chauffants ou électriques si votre voiture en possède), puis examinez votre tableau de bord. Si le voyant est éteint, la défaillance venait bien des connecteurs.

Si le voyant reste allumé malgré vos vérifications, mieux vaut faire examiner le système en centre automobile ou en concession.

Les pneus : savoir mesurer leur pression et leur usure

A savoir sur la pression et l’usure des pneus

Les pneus : usure et pression

La pression joue un rôle important dans la vie d’un pneu. Un sous-gonflage ou un sur-gonflage entraînent une usure prématurée des pneus suivant différents cas de figures.

Un pneu sous-gonflé de 20 % voit son rendement kilométrique diminuer de près de 30 %. Cela entraîne également une consommation de carburant excessive car le pneu accroche plus à la route. Un sur-gonflage quant à lui, peut entraîner des formes d’usure anormales, notamment une usure fortement accentuée au centre de la bande de roulement.

Comme il est souvent pratique d’être en mesure de lire un pneu, vous trouverez dans cette fiche des indices d’usure pour vos pneumatiques. Notez toutefois qu’une usure anormale peut également être due à un défaut de parallélisme (alignement) ou à un problème mécanique.

Problèmes courants d’usure des pneus

Usure sur les deux épaulements

Pneu usé sur les épaulements

Une pression trop basse est la pire ennemie d’un pneu. Elle réduit la longévité de la bande de roulement avec une usure accrue des épaulements. Elle cause également une température de fonctionnement excessive, réduisant encore la durabilité du pneu. Enfin, elle augmente la résistance au roulement et donc, la consommation de carburant. Pour éviter cela, vérifiez régulièrement la pression de vos pneus.

Usure au centre

Pneu usé au centre

Lorsqu’un pneu est trop gonflé, le centre de la bande de roulement subit toute la pression de contact sur la route et s’use plus rapidement que sur ses épaulements. Une usure irrégulière réduit la longévité d’un pneu. Vérifiez régulièrement la pression de vos pneus. Une usure anormale peut également être due à un problème de parallélisme (alignement) ou à un problème mécanique.

Usure par plaques

Pneu usé par plaques

L’usure par plaques est généralement due à un problème mécanique. Elle est plus fréquente sur les pneus avants, bien qu’elle puisse se produire sur les pneus arrière aussi. Elle peut être causée par des roues déséquilibrées ou par des éléments de suspension ou de direction usés.

Usure d’un côté

Pneu usé sur un seul côté

Lorsqu’un pneu n’est usé que d’un côté, il y a de grandes chances que cela soit dû à un défaut de parallélisme. Vous pouvez détecter ces problèmes par le ressenti de vibrations dans le volants et d’une tenue de route amoindrie. Un défaut de parallélisme nécessite d’être corrigé en allant chels désagréments.

Changer ses pneus

Pour savoir quand changer vos pneus, observez la bande de roulement et les témoins d’usure, que vous pouvez repérer sur le pneu, au fond des bandes de roulement, grâce à un marqueur. Vous avez donc deux solutions pour vous repérer quant à l’usure de vos pneus.

Vous pouvez mesurer l’épaisseur de la bande de roulement, qui doit être au minimum de 1,6 mm.

Aidez-vous des témoins d’usure : si la gomme est au même niveau que le témoin, il faut changer vos pneus.

Comment vidanger la boîte de vitesses de sa voiture ?

Sans boîte de vitesse, vous n’iriez pas bien loin en voiture. C’est pourquoi il est important de vous assurer que la boîte de votre auto comporte toujours suffisamment d’huile de bonne qualité. Entretien Auto vous explique comment procéder à la vidange de la boîte de vitesses de votre véhicule.

Pourquoi vidanger la boîte de vitesses de sa voiture ?

Comment vidanger la boîte de vitesses de sa voiture

Sur les voitures modernes, l’huile de la boîte de vitesses est censée durer toute la vie du véhicule. Néanmoins, il est important de régulièrement en vérifier le niveau.

Cependant, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une voiture dernier cri. De plus, diverses raisons peuvent vous amener à vidanger la boîte de vitesse de votre auto. Ainsi, si vous ou un professionnel travaille sur la boîte de vitesse, si vous changez les cardans ou si vous pensez simplement qu’il est temps de remettre de l’huile dans votre boîte de vitesse car celle-ci “accroche”, alors remontez vos manches et procédez à une vidange bien méritée de la boîte de votre auto.

Comment vidanger la boîte de vitesses de sa voiture ?

Les outils pour vidanger la boîte de vitesses

  • Huile de qualité pour boîte de vitesses, en quantité suffisante
  • 2 joints de bouchon de vidange (un pour le bouchon de vidange et un pour le bouchon de remplissage)
  • Clé de vidange adaptée (souvent carré de 10 mm)
  • Bidon de récupération d’huile
  • Chiffons

Méthode

  1. Placez un grand carton sous votre voiture pour prévenir les éventuelles projections d’huile.
  2. Si vous n’avez pas la place de vous mettre sous la voiture, levez-la à l’aide d’un cric.
  3. Installez un récipient pour récupérer l’huile et ouvrez le bouchon de vidange, qui est toujours sur le point le plus bas de la boîte de vitesses.
  4. Laissez l’huile couler de la boîte de vitesses et, si vous avez utilisé le cric, remettez votre voiture à plat.
  5. Remplissez la boîte de vitesse d’huile neuve. En fonction de la position de votre bouchon, vous avez deux options :
    1. si le bouchon est accessible par le dessus de la voiture, utilisez un tuyau et un entonnoir ;
    2. si le bouchon est difficilement accessible, utilisez une seringue de très grande capacité.

Tout savoir sur l‘embrayage et prolonger sa durée de vie

L’embrayage est une pièce souvent méconnue et maltraitée. Or sa fonction est indispensable au fonctionnement de votre véhicule. L’équipe Entretien-Auto vous explique tout sur cet organe de votre voiture et vous apprend à déceler chez lui des signes d’usage.

Rôle de l’embrayage

L’embrayage est une pièce indispensable à la motricité de votre véhicule : il accouple et désaccouple les roues du moteur. Aussi, il est constamment en action lorsque vous êtes au volant.

Reconnaître un embrayage usé

Tout savoir sur l'embrayage

L’embrayage compte parmi les pièces maîtresses de votre véhicule, et si sa durée de vie théorique est d’environ 100 000 km pour une motorisation essence et 150 000 km pour un diesel, elle dépend en réalité surtout de la manière dont vous le traitez. En effet si vous roulez en ville par exemple, vous le solliciterez bien davantage, surtout si vous êtes du genre nerveux sur la pédale.

Justement, vous remarquez un changement de comportement lorsque vous usez de votre embrayage, ces derniers temps ? Alors peut-être commence-t-il à être usé et il vous faudra sans tarder vous rendre dans un garage ou centre d’entretien afin de régler ce souci au plus vite ! Il y a de grandes chances que votre embrayage soit usé si :

  • la pédale d’embrayage devient très dure ou, à contrario, très molle ;
  • vous trouvez que votre voiture perd en puissance car votre moteur monte dans les tours mais pas votre vitesse ;
  • vous avez du mal à passer les vitesses, surtout à froid.

Hé oui, tout le monde appréhende un passage au garage. Vous voulez être sûr de ne pas y aller pour rien ? En montant dans votre voiture, avant de démarrer, serrez votre frein à main puis tentez un démarrage à la troisième vitesse. Votre moteur a-t-il calé ? Si oui, alors vous voilà sauvé. Autrement, en route pour le garage et vite ! 

Pour retarder au maximum l’intervention lourde, délicate et coûteuse que représente le changement du kit (facilement 500 € pour une petite voiture), vous pouvez prendre soin de ce dernier au quotidien et allonger non seulement sa durée de vie, mais également celle du moteur de votre véhicule.

Préparez l’embrayage au démarrage

Ne démarrez pas brutalement, au risque de créer des à-coups et des contraintes forts. Vous risquez ainsi d’endommager plus rapidement l’ensemble de votre système . Prenez quelques respirations et relâchez votre pédale en douceur.

Laissez l’embrayage respirer sur la route

Levez le pied ! Inutile de conduire avec la semelle collée à la pédale d’embrayage “au cas où”. Vous ne vous en rendez sûrement pas compte, mais en faisant cela, vous enfoncez très légèrement la pédale et cela suffit à faire patiner le disque. Préférez poser votre pied gauche sur le repose-pied. De même, prenez le temps de bien débrayer avant de passer vos vitesses. Cela maltraite le système autant que de relâcher la pédale trop vite.  

Ne l’oubliez pas au feu rouge

Plutôt que de conserver la pédale enfoncée pour redémarrer dans le dixième de seconde suivant le passage du feu au vert, passez au point mort et relâchez l’embrayage de votre véhicule. Vous évitez ainsi de fatiguer et d’user prématurément le système. Oubliez aussi vos préjugés sur l’usage du frein à main pour les démarrages en côte : votre embrayage vous en remerciera.

Essuie-glaces : savoir les entretenir et les remplacer

Icône essuie-glaces

Comme toute pièce sur votre véhicule, les essuie-glaces ont une espérance de vie limitée. A leur entretien s’ajoute leur remplacement, au moins une fois par an. Pour reconnaître des essuie-glaces usés et apprendre à les changer, suivez le guide.

Les essuie-glaces, références et prix selon le véhicule

Entretenir les essuie-glaces de sa voiture

Aucune marque  n’est imposée selon la marque et le modèle de votre véhicule. Vous pouvez donc vous abstenir de choisir une marque reconnue plutôt qu’une marque de distributeur : la première vous coûtera facilement le double pour une efficacité équivalente. En revanche, vous devez impérativement respecter la référence demandée pour votre voiture, qui est notifiée sur le carnet d’entretien, document indispensable à conserver précieusement !

Comptez entre 20 et 50 € pour une paire d’essuie-glaces avant, peu importe que vous ayez une compacte toute neuve ou une ancienne berline. Pour la paire arrière en revanche, les prix sont bien plus variables en fonction des constructeurs, compte-tenu de la grande variabilité des tailles disponibles et de leurs spécificités.

Entretenir les essuie-glaces de sa voiture

L’entretien des balais et des gicleurs ? Rien de bien compliqué en soi. Mais ces petits gestes simples vont grandement influer sur la durée de vie et l’efficacité d’action de vos essuie-glaces.

  • Nettoyez régulièrement les raclettes de vos balais (attention, pas s’ils sont neufs !) à l’eau chaude, puis essuyez-les à l’aide d’un chiffon.
  • Déposez, au besoin, une fine couche de graisse silicone sur les axes des balais pour faciliter leur rotation.

Petit nota bene : si le liquide lave-glace mousse, voire pire, n’arrive pas sur votre pare-brise, c’est sans doute que les gicleurs de vos essuie-glaces sont encrassés ou mal orientés. Vous pouvez alors tenter de les déboucher en y enfonçant une aiguille chauffée à blanc, ou de les orienter correctement à la main. Si rien n’y fait, malheureusement, c’est très certainement votre pompe de lavage qui est hors d’usage et qu’il vous faut remplacer.

Quels sont les signes d’usure des essuie-glaces ?

Comment changer les balais d'essuie-glaces de sa voiture

Le meilleur moyen de s’assurer de l’état de vos balais et gicleurs d’essuie-glaces est de procéder ponctuellement à une rapide vérification visuelle. En effet, si le caoutchouc de vos balais est abîmé, vous vous en apercevrez rapidement. Néanmoins, certains indices doivent attirer votre attention :

  • si vos essuie-glaces laissent des marques sur votre pare-brise,
  • s’ils font du bruit en glissant sur la vitre,
  • s’ils reviennent à leur place par mouvements saccadés,
  • s’ils glissent mal sur le pare-brise.

Si vous constatez un seul de ces symptômes, n’attendez pas pour changer vos balais d’essuie-glaces ! Si rien ne paraît anormal, sachez que l’on conseille tout de même de changer ses essuie-glaces au moins une fois par an, de préférence à la fin de l’hiver, qui est la saison la plus éprouvante pour ces derniers.

Le changement des balais

Changement annuel ou imposé par l’état des essuie-glaces actuels de votre véhicule, arrive un moment où il faut retrousser vos manches. Pas de panique, quelques mouvements accessibles même aux non-mécaniciens et cinq minutes de votre temps seulement, sont nécessaires au changement de vos balais d’essuie-glaces.

L’emballage de nouveaux balais comporte toujours une notice d’installation, mais dans le doute, retrouvez-la également sur votre site d’entretien favori.

  • Soulevez le bras de l’essuie-glace pour le décoller du pare-brise et placez-le à l’horizontal (l’essuie-glace, pas le pare-brise).
  • Trouvez la languette sur laquelle s’enclenchent le bras et le balai et déclipsez ce dernier en pressant la languette.
  • Décalez le bras d’essuie-glace de façon à l’enlever complètement.
  • Installez le nouveau en reprenant ces étapes dans le sens inverse, puis faite de même avec le second, voire celui à l’arrière.

Et voilà ! Vous n’avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas entretenir ni changer vos essuie-glaces !