Enfants en voiture : quelles règles de sécurité en fonction de l’âge ?

Enfants en voiture : quelles règles de sécurité en fonction de l'âge ?

D’après l’association de prévention routière, environ 48 % des sièges auto ne sont pas correctement installés. Et la moitié de ces sièges présentent des défauts graves d’utilisation. C’est pourquoi, il est essentiel d’être bien informé afin d’assurer une sécurité maximale à vos enfants et cela tout au long de leur croissance. La rédaction d’Entretien-Auto s’est penché sur la question et vous livre tous ses conseils.

Que dit la loi française ?

Enfants en voiture : rappel de la loi

Pour rappel, il est obligatoire d’installer les enfants de moins de 10 ans à l’arrière de la voiture. L’exception s’applique uniquement dans deux cas de figure : en l’absence de siège arrière ou de ceinture de sécurité à l’arrière. À savoir également que le bouclage de la ceinture est obligatoire pour tous les passagers du véhicule, sous peine de risquer une amende de 135 €.

De 0 à 1 an et demi : un maximum de sécurité pour bébé

Enfants en voiture : de 0 à 1 an et demi

Cette rubrique concerne les bébés de moins de 13 kg ou mesurant moins de 80 cm. À ce stade, les bébés ne possèdent pas encore de cervicales suffisamment solides et leur musculature est encore en formation. Par conséquent, la force de propulsion en cas de freinage ou de choc même léger est perçue bien plus violemment par les bambins.

Il est donc conseillé d’opter pour un siège de type coque, positionné dos à la route afin d’éviter les chocs frontaux. La place la plus favorable à une sécurité optimale se situe à l’arrière et de préférence au milieu (pour se protéger des chocs latéraux). Ce type de siège se fixe grâce aux ceintures de sécurité. En cas de longs trajets, il est recommandé d’opter pour un lit nacelle, toujours positionné dos à la route.  Ce dernier permet au bébé d’adopter une position couchée, plus confortable. Le bébé est maintenu grâce à une sangle au niveau de sa taille. La fixation du lit nacelle s’effectue transversalement mais nécessite deux places.

De 1 an et demi à 3 ans : privilégiez le siège-baquet

Enfants en voiture : de 1 an et demi à 3 ans

À partir d’un an et demi environ, les cervicales des bébés sont plus solides et leur musculature est plus développée. En effet, les enfants de cet âge pèsent entre 9 et 18 kg en moyenne, ils ont donc une plus grande résistance aux chocs éventuels. Par conséquent, une position assise est plus adaptée.

Il est recommandé de choisir un siège-baquet équipé d’un harnais. Cette fois-ci, le siège est positionné face à la route, toujours maintenu grâce aux ceintures de sécurité présente dans l’habitacle. Le choix du modèle de siège-baquet est important car il accompagnera votre enfant dans sa croissance, tâchez de prendre un siège approprié et confortable. De plus, en adoptant une position assise, votre enfant sera en mesure de profiter du paysage et de faire le plein de découvertes !

De 3 à 10 ans : on fait place au réhausseur !

Enfants en voiture : de 3 à 10 ans

Passé le stade des 3 ans, l’ossature des enfants est renforcée et cela évolue encore jusqu’à l’âge de 10 ans. Durant cette période, les enfants pèsent en moyenne entre 18 et 36 kg, mais mesurent encore moins de 1,50 mètre. Cette évolution de corpulence et de taille impliquent aussi une modification de l’assise.

Après 3 ans, le siège auto devient souvent trop petit. Il est désormais temps de passer au réhausseur. Ce dernier est vendu avec ou sans dossier. Cependant, le réhausseur sans dossier est de moins en moins commercialisé en raison d’une modification prochaine de la législation à ce sujet, qui l’interdira définitivement. Ainsi, il est préférable d’opter pour un réhausseur avec dossier pour plus de sécurité et de confort.

Enfin, vers l’âge de 10 ans, le bassin de l’enfant est parfaitement ossifié, la ceinture de sécurité est donc suffisante pour voyager en toute sécurité !

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site officiel du gouvernement : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F628

Pneu crevé : Quels dangers ? Quelles réactions adopter ?

Pneu crevé : quels dangers ? quelles réactions adopter ?

Un pneu crevé est vite arrivé. Entre un clou sur la route, un défaut de fabrication ou une mauvaise pression d’air, on n’est pas à l’abri d’un pneu à plat au milieu d’un trajet. C’est pourquoi aujourd’hui, la rédaction d’Entretien Auto vous explique étape par étape les bons gestes à adopter en cas de crevaison.

Pourquoi mon pneu a crevé ?

Pourquoi mon pneu a-t-il crevé ?

Parfois, les origines d’une crevaison sont peu prévisibles. Mais parfois, il est possible d’anticiper un éventuel pneu à plat. En effet, ce genre d’incident peut être dû à un sous-gonflage ou un sur-gonflage, qui entraînent une usure prématurée des pneus. Par conséquent, il est essentiel de vérifier régulièrement l’usure des pneus, grâce aux témoins d’usure et à la bande de roulement. Pour ce faire, mesurez l’épaisseur de la bande de roulement, qui doit être au minimum de 1,6 mm. Malheureusement, il arrive aussi que la crevaison ait lieu en raison d’une vis, d’un éclat de verre ou d’un cailloux pointu sur la route.

Que faire en cas de crevaison ?

Que faire en cas de pneu crevé ?

S’arrêter immédiatement

Lorsque l’on s’aperçoit que l’on conduit avec un pneu crevé, il n’est pas conseillé de continuer de conduire. Cela pourrait effectivement engendrer des dégâts importants et donc des frais de réparation conséquents. Même si le dommage peut paraître minime à l’oeil nu, conduire avec des pneus sous-gonflés ou défectueux peut être très dangereux. En effet, non seulement cela abîmera directement le pneu et la jante en question, mais cela peut également engendrer une perte de contrôle de la voiture. La première chose à faire est donc de ralentir progressivement jusqu’à s’arrêter prudemment en bord de route.

Trouver une solution provisoire

Si le dégât est minime (cailloux, vis, éclat de verre…etc), il est possible d’utiliser une bombe anti-crevaison. Pour ce faire, il faut localiser l’endroit exact de la crevaison, puis ôter le corps étranger. Injectez ensuite la bombe anti-crevaison, puis reprenez la route prudemment. En revanche, si le dégât est plus important, vous pouvez changer la roue endommagée par la roue de secours. À condition évidemment que l’endroit où vous vous trouvez est suffisamment sécurisé pour réaliser cette opération.

Se rendre rapidement chez le garagiste

En cas de pneu crevé, même si vous avez trouvé une solution provisoire, il est essentiel de se rendre chez le garagiste dans les plus brefs délais. Ce dernier sera en mesure d’identifier la gravité de la crevaison et d’y remédier. Son expertise lui permettra de contrôler à la fois l’extérieur et l’intérieur du pneu afin de s’assurer de l’étanchéité. Car si l’étanchéité n’est pas endommagée, le pneu ne sera pas obligatoirement changé et cela réduira la facture. Malheureusement, si le pneu a subi de gros dégâts, il sera obligé d’être remplacé.

Combien de pneus dois-je changer ?

Il est important de savoir que les pneus se changent toujours par paire. L’essieu avant ou arrière d’un véhicule doit obligatoirement avoir le même niveau d’usure sur ses deux pneus. Dans le cas contraire, cela peut entraîner une mauvaise direction et ainsi une perte de contrôle potentiellement dangereuse. Dans le cas d’un pneu crevé, il sera donc nécessaire de faire changer les deux pneus du même essieu. De plus, si la voiture possède 4 roues motrices, il sera indispensable de changer toutes les roues du véhicule. La seule configuration dans laquelle vous pouvez changer l’unique pneu endommagé est lorsque les trois autres pneus sont quasiment neufs, le niveau d’usure sera donc quasi identique.