Tout savoir sur le liquide de frein

Icône liquide de frein

Fonction du liquide de frein

Le liquide de frein transmet l’effort mécanique appliqué par la dédale jusqu’aux étriers via un déplacement d’un volume V de liquide de frein. Le circuit de frein étant étanche, le volume V déplacé dans le maître-cylindre se répartit dans les étriers. Le principe même du freinage entraîne une transformation d’énergie en chaleur dans laquelle se propage l’ensemble des composants du système et vers le liquide de frein. Celui-ci doit ainsi supporter de fortes élévations de température sans atteindre l’ébullition. En cas d’ébullition on parle de vapor lock, formation de gaz dans le liquide.

Entretien du liquide de frein

Guide d'entretien du liquide de frein

Le liquide de frein est hydrophage (capable d’absorber l’humidité), y compris celle contenue dans l’air ambiant via des microporosités des durites et des lèvres d’étanchéité des raccords. Aussi, la quantité d’eau contenue dans le liquide ne doit pas excéder 3,5%. Or si vous ne changez pas régulièrement votre liquide de frein, le point d’ébullition peut passer pour un DOT4 de 230 °C à 140 °C. Les effets du vapor lock sont divers et dangereux : course du levier qui s’allonge, levier spongieux, sensation de ne plus avoir de frein…

Physiquement, un liquide est incompressible alors qu’un gaz, lui, est compressible. Ainsi, lorsque vous tirez sur le levier, le volume V que l’on devrait déplacer diminue de par la compression du gaz dans le circuit. Il faut donc déplacer plus de liquide pour obtenir une même efficacité. Jusqu’au moment où le volume déplacé par le maître cylindre est alors trop faible pour rattraper la compressibilité du gaz et là, plus de freins ! D’où l’intérêt de changer au moins tous les deux ans votre liquide de frein. Attention à vos carénages et jantes, ce liquide est très corrosif pour la peinture (excellent décapant à froid).

Bien choisir son liquide de frein

Quel liquide choisir, DOT4 ou DOT5 ? DOT est une appellation normative. Depuis les années 90, la norme DOT4 est devenue la référence. On lui a cependant adjoint une norme DOT5 largement utilisée dans l’automobile, principalement avec les systèmes ABS. Plus le grade DOT est élevé, plus il est hydrophage et à remplacer souvent (2 ans pour un DOT4, 1 an pour un DOT5). Pour information, la température d’ébullition du DOT3 est de 205 °C, celle du DOT4 de 230 °C, celle du DOT5 de 260 °C.

Le DOT5 est à déconseiller dans les circuits non conçus à cet effet, pour cause de fuites prématurées au niveau des joints d’étriers et de maître-cylindre. Ne mélangez pas non plus du DOT4 et du DOT5. En effet, cela peut provoquer des formations d’émulsions (bulles d’air) dans le circuit de freinage. Idem pour le stockage d’une bouteille de liquide entamée. Ainsi, au bout de quelques mois, le liquide aura perdu ses propriétés. N’utilisez donc que du liquide neuf, en provenance d’un bidon fraîchement ouvert.

Tableau comparatif des normes DOT de liquide de frein

Choisir l‘huile moteur de sa voiture

Icône bidon d'huile moteur

Bien choisir son huile est essentiel au bon fonctionnement et à la longévité du moteur de votre voiture. Or pas facile de s’y retrouver avec toutes les gammes proposées sur le marché ! Plusieurs critères doivent être considérés au moment de l’achat de son huile moteur.

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Les fonctions de l’huile moteur

Le rôle de l’huile est de lubrifier et refroidir constamment le moteur afin d’en réduire l’usure. En effet, elle diminue les résistances que les frottements des pièces du moteur entraînent. De plus, son usage assure également la propreté et l’étanchéité du moteur tout en le protégeant de la corrosion.

La viscosité

Les huiles moteur sont répertoriées en fonction de leur indice de viscosité. Rappelons que la viscosité de l’huile moteur définit le degré de résistance à son écoulement. Celui-ci s’évalue à froid et à chaud. Les moteurs des voitures atteignent aujourd’hui des températures très élevées (jusqu’à 400 degrés). En outre, la viscosité de l’huile impacte la fréquence des vidanges. Il est donc important de tenir compte du comportement de l’huile moteur que l’on s’apprête à acheter.

L’indice de viscosité dépend de la norme SEA, et est notifié par une mention “00w00”. Le premier nombre indique la viscosité à froid (avant le w de “winter”). Plus cet indicateur est bas, plus l’huile est performante par basse température. Le nombre qui suit le “w” révèle la performance de l’huile à chaud. Plus il est élevé, plus l’huile moteur est efficace à haute température.

L’huile 15w40 ou “huile minérale”

Recommandée pour une conduite routière, la 15w40 est plus épaisse que les huiles de synthèse ou semi-synthèse. Elle conviendra donc à une consommation importante. Ce type d’huile est conseillé pour un moteur essence ancien ou un diesel sans turbo. Attention toutefois à augmenter la fréquence des vidanges (tous les 7 500 km environ) car l’huile minérale perd plus rapidement ses propriétés lubrifiantes.

L’huile 10w40 ou “huile semi-synthétique”

Préconisée dans le cas d’une conduite mixte (route et ville), la 10w40 incarne un bon rapport qualité / prix. Elle offre une protection très satisfaisante et facilite le démarrage à froid, comme ses consoeurs 100 % synthétiques. Elle nécessite une fréquence de vidange standard, tous les 10 000 km environ pour un diesel.

Les huiles 5w30 et 5w40, ou “huiles 100 % synthétiques”

Conseillées si votre moteur est très souvent sollicité (conduite sportive, arrêts et redémarrages fréquents), les huiles de synthèse sont les plus coûteuses. En revanche, elles constituent un bon investissement car elles permettent d’économiser le carburant. D’autre part, elles autorisent un espacement des intervalles de vidange (tous les 20 000 à 30 000 km pour un diesel récent, tous les 15 000 km pour une essence). Si votre voiture possède un filtre à particules, la 5w30 s’impose.

Les normes de l’huile moteur

Les huiles moteur sont encadrées par des normes (inscrites sur le bidon) qu’il est important de prendre en compte. Elles précisent pour quel type de moteur l’huile est faite, sa performance et certaines spécificités préconisées par les constructeurs. Il est donc important de vous référer au livre d’entretien de votre voiture pour déterminer l’huile la plus adaptée à votre moteur. La norme ACEA classifie les huiles moteurs selon 4 catégories distinctes définies par des lettres.

  • A : convient aux moteurs à essence
  • B : convient aux moteurs diesel de tourisme
  • C : convient aux moteurs légers, équipés de filtres à particules et de catalyseurs
  • D : convient aux véhicules utilitaires et poids lourds

Ces catégories présentent un autre niveau de hiérarchie concernant la performance de l’huile selon l’usage.

  • 1 : économie d’énergie
  • 2 : usage normal
  • 3 et 4 : usage intensif

Le prix

Le dernier critère de sélection de votre huile moteur est le prix. Sachez qu’il est inutile d’acheter l’huile la plus onéreuse pour vous assurer de sa qualité. En effet, les contraintes qui encadrent la production des huiles moteur garantissent l’absence de risque pour votre moteur. Plus clairement, il n’existe plus de mauvaises huiles sur le marché. Vous pouvez donc choisir une marque distributeur sans crainte.

Gardez néanmoins à l’esprit qu’une huile moteur 100 % synthétique est davantage onéreuse, et que plus elle comporte d’additifs, plus son prix grimpera. D’autre part, les variations de coût peuvent être importantes selon les enseignes. N’hésitez donc pas à comparer en magasin ou sur Internet. Enfin, ce n’est pas parce que votre constructeur recommande une marque en particulier qu’elle est la seule option possible. En effet, il peut tout simplement s’agir d’un partenariat.