Le joint de culasse usé : un ennemi pour votre voiture

Le joint de culasse

Le joint de culasse c’est la pièce la plus fragile d’un moteur mais aussi la plus importante. C’est elle qui relie la culasse au bloc-cylindres et qui permet d’éviter que l’eau qui circule à l’intérieur du moteur ne se glisse pas au sein de ce dernier. Sa mission principale ? Assurer l’étanchéité pour éviter que le bloc ne perde en compression. On vous dit tout sur les symptômes à repérer en cas de joint de culasse endommagé.

Quels sont les signes avant-coureurs d’un joint de culasse endommagé ?

Les symptômes du joint de culasse

Pour éviter que le joint de culasse de votre véhicule ne claque, il est nécessaire de connaître les signes d’usure pour anticiper son changement. Voici les indices qui peuvent laisser penser à un joint de culasse endommagé :

  • Une épaisse fumée blanche ou bleue s’échappe de votre pot d’échappement : ce n’est pas bon signe. Un conseil ? Arrêtez immédiatement votre véhicule et appelez une dépanneuse. Autrement, vous prenez le risque de voir votre voiture rendre l’âme.
  • Si au niveau de la fermeture du réservoir du liquide de refroidissement et de l’huile moteur vous observez un effet “mayonnaise” vous avez de quoi vous inquiéter. Cette surface huileuse couleur marron signifie que le joint de culasse est usé et n’est plus assez solide pour assurer l’étanchéité.
  • A l’inverse si l’huile devient très clair cela signifie que l’eau s’est mélangée à l’huile et donc que le joint de culasse ne permet plus l’étanchéité.
  • Vous avez peut-être remarqué que votre moteur surchauffe plus que d’habitude. Pas d’inquiétude, il est possible que cela n’est rien à voir avec le joint de culasse. Pensez tout de même à vérifier sous le capot.

En bref, n’ignorez pas ces signes même s’ils ne vous paraissent pas alarmants. Il serait dommage de devoir emmener votre voiture à la casse pour ne pas avoir jeter un coup d’oeil rapide au moteur. Même le plus petit des problèmes peut avoir de lourdes conséquences sur l’état de votre véhicule.

Prévention et remplacement

Comment s’assurer du bon fonctionnement de votre joint de culasse ? Comme toute pièce d’usure, le joint de culasse va finir par s’essouffler. Cependant, il existe quelques astuces permettant de repousser la date du claquage.

Tout d’abord pensez à vérifier de temps en temps sous le capot de votre voiture. Un coup d’oeil rapide ne vous prendra que 2 minutes mais sauvera peut-être la vie de votre voiture. Ensuite, lorsque vous réalisez vos niveaux, faites le sans les surcharger et régulièrement. Et notre dernier conseil est de ne pas démarrez votre voiture trop brusquement à froid. En moyenne, c’est autour des 200 000 km qu’un véhicule a besoin de faire changer son joint de culasse. Alors plus, il vieillit plus vous devez être aux petits soins.

Comment faire remplacer un joint de culasse usé ? Cette petite pièce du moteur est en vente sur internet. Elle est très abordable puisque son prix se situe entre 10 et 50 €. Mais en réalité le prix revient beaucoup plus cher. En effet, la main d’oeuvre est onéreuse car son changement implique un long processus qui nécessite parfois de retirer le moteur. C’est donc une manipulation minutieuse qu’entreprend le garagiste. Si le véhicule est en très mauvaise état, il se pourrait même que le professionnel en charge de cette réparation doit remplacer la culasse. C’est pourquoi il faut compter entre 300 et 1500 €.

Seulement les personnes ayant une grande connaissance de la mécanique automobile peuvent se lancer dans le changement de son joint de culasse. il est vrai que cela reste sensiblement moins cher mais ceci n’est qu’une solution temporaire. Vous pouvez aussi en attendant de confier votre véhicule à un garagiste acheter des produits spécifiques à verser dans le moteur qui vont réparer au mieux le joint de culasse. Mais une fois de plus ceci n’est pas une option optimale. Nous vous invitons tout de même de consulter un spécialiste.

Notre conseil ? Si vous achetez un véhicule d’occasion pensez bien à jeter un coup d’oeil sous le capot avant la transaction.

Comment préserver son moteur ?

Icon moteur : entretien de base

L’une des clés pour garder son véhicule en bon état le plus longtemps possible, c’est de prendre soin de son moteur. Entretien-Auto fait le point pour vous et vous liste quelques astuces et comportements à adopter dès l’achat.

Capot ouvert compartiment moteur

Les investissements utiles pour son moteur

Vous vous dites sans doute que prendre soin de votre véhicule a un coût. Et bien, vous avez raison, mais il se trouve que le jeu en vaut la chandelle. L’argent investi pour l’entretien au quotidien est de l’argent économisé chez le garagiste. L’élément véritablement indispensable et à ne surtout pas négliger, ce sont les vidanges. Il est important de les faire régulièrement, soit au maximum tous les 15 000 km. Vous pouvez d’ailleurs le faire vous-même. Ne choisissez pas votre huile moteur en fonction de son prix, mais plutôt en fonction de sa qualité. S’il y a une erreur à ne pas commettre, c’est bien celle-là. Il en va de même pour le choix du carburant. Comme les injecteurs sont particulièrement fragiles, une essence haut de gamme les préservera dans le temps. Pour prendre soin de vos injecteurs, vous pouvez aussi investir dans des produits d’entretien. Il existe des nettoyants à injecteurs qui permettent soit de prévenir un dysfonctionnement, soit de traiter sa source (corrosion, oxydation…) après sa manifestation. Dans les deux cas, il s’agit de produits liquides à verser dans le réservoir. On recommande de réaliser l’opération tous les 5 000 km et de choisir un nettoyant adapté à sa motorisation. Les marques promettent le rétablissement des performances et la suppression des fumées noires.

Filtres injecteurs

Les filtres à carburant, à huile, à air sont un autre aspect à ne pas négliger. Les changer assez souvent vous permettra d’éviter que la crasse s’installe dans votre compartiment moteur. Pour les voitures à essence, veillez à remplacer les bougies d’allumage tous les 60 000 km.

Les bonnes pratiques à adopter 

Conduite sur route de campagne

Il ne suffit pas seulement d’entretenir votre voiture avec des produits dédiés pour en rallonger la durée de vie. Vous devez aussi adopter de bons réflexes, notamment au niveau de votre conduite. Avant toute chose, prenez garde à bien laisser chauffer votre moteur avant de monter dans les tours. Ce dernier doit atteindre la température minimum de 90 degrés. Notez que la boîte de vitesse doit également monter en température et qu’elle met en général un peu plus de temps que le moteur.

Compteur tableau de bord

Une fois qu’il est chaud, vous pouvez vous permettre de mettre votre moteur diesel en sur régime, une fois de temps en temps, afin de réduire les risques d’encrassement. Dans la même optique, vous pouvez bien sûr nettoyer votre moteur directement. Pour ce faire, commencez par enlever toutes les saletés qui se sont malencontreusement installées. En effet, en automne et hiver, des feuilles ou des brindilles s’introduisent dans le compartiment moteur après être tombées sur le pare brise. Ensuite, prenez soin de débrancher la batterie et de protéger les composants électriques avant de projeter un quelconque liquide. Choisissez un produit dégraissant et vaporisez-le sur la surface à traiter. Sachez que le nettoyage sera plus efficace si vous avez fait chauffer votre moteur au préalable. Attendez tout de même une dizaine de minutes qu’il refroidisse un peu.

Notre ultime conseil est de réagir dès les premiers signes de dysfonctionnements du moteur. Généralement, vous êtes alerté(e) par un dégagement de fumée ou des ratés. Réaliser un contrôle en garage évitera que la situation ne se détériore trop rapidement et limitera vos dépenses quant aux réparations nécessaires.
Bien sûr, outre l’entretien de votre moteur, il existe d’autres petits gestes qui assureront la longévité de votre voiture. Prenez-en soin, elle vous le rendra bien !

Voyants du tableau de bord : mode d’emploi

Pictogramme voyants du tableau de bord

Les voyants du tableau de bord sont des indicateurs du fonctionnement et de l’état de santé de votre voiture. Très utiles, ils permettent au conducteur d’être averti en temps réel de la mise en marche d’un système ou d’un dysfonctionnement plus ou moins grave. Pour autant, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver avec tous ces témoins lumineux. Aussi, Entretien-Auto vous explique le b.a.-ba des voyants de votre tableau de bord dans ce petit mode d’emploi.

Les voyants du tableau de bord sont répartis en 3 catégories : les témoins de signalisation qui indiquent simplement l’enclenchement des systèmes de la voiture, les témoins d’alerte qui signalent un problème assez sérieux, dont il faudra s’occuper rapidement et les témoins d’alarme qui avertissent d’un danger.

Les voyants du tableau de bord : signalisation

Voyants du tableau de bord : signalisation

Les témoins de signalisation sont simplement là pour signifier au conducteur l’état de marche d’un dispositif. Certains de ces voyants comme ceux concernant les feux sont assez faciles à reconnaître et à comprendre. D’autre le sont moins à l’instar de celui indiquant le préchauffage sur les moteurs diesel : ce voyant est censé s’allumer quelques instants une fois la clé insérée, juste avant le démarrage. S’il reste allumé moteur tournant, cela peut révéler un problème du côté des bougies d’allumage. En restant allumés, certains voyants peuvent éviter au conducteur de malmener la mécanique. C’est le cas du frein de parking : si vous l’avez mal desserré, le voyant allumé vous évite de partir sans l’avoir complètement enlevé.

Les voyants du tableau de bord : alerte

Voyants du tableau de bord : alerte

Généralement, on peut toujours rouler avec un voyant d’alerte allumé. Pour autant, ils signalent des dysfonctionnements qui doivent être pris au sérieux afin d’éviter des conséquences plus graves. Bien sûr, il est facile de remédier immédiatement à un faible niveau d’huile ou de carburant. Mais régler des équipements tels que l’ABS (antiblocage des roues pendant le freinage), l’ESP (antipatinage et contrôle de trajectoire) ou l’airbag est nettement moins aisé et laisser traîner peut s’avérer dangereux. Aussi, lorsque l’un de ces témoins s’allume et concerne un organe sur lequel vous ne pouvez rien faire, prévoyez une visite au garage très prochainement. Et d’ici là, roulez prudemment en évitant les manoeuvres brusques comme un freinage d’urgence si le voyant de l’ABS est allumé, par exemple.

Les voyants du tableau de bord : alarme

Voyants du tableau de bord : alarme

Si un voyant d’alarme s’allume, il est préférable de ne pas prendre la route ou de s’arrêter au plus vite dans un endroit sûr si vous roulez déjà. Ces voyants sont très reconnaissables, généralement de couleur rouge et parfois accompagnés d’un signal sonore.

  • Mauvais fonctionnement du système de freinage : si votre frein de parking est bien desserré et que ce voyant s’allume tout de même, cela signifie qu’il y a une défaillance des freins : mauvaise pression dans le système ou encore liquide de frein insuffisant. Dans les deux cas, votre véhicule ne freine plus correctement. Vous devez impérativement faire examiner le circuit par un professionnel.
  • Défaillance de la batterie : si ce témoin s’allume en route, deux explications sont possibles : soit votre batterie ne se recharge plus correctement, soit elle est en surcharge. Les deux cas de figure peuvent entraîner des problèmes de fonctionnement général sur votre voiture. Eteignez donc autant de systèmes à consommation électrique que possible (chauffage, climatisation, système audio…), puis rendez-vous au garage le plus proche ou contactez un service d’assistance.
  • Pression d’huile moteur insuffisante : s’il est normal que ce voyant s’allume quelques secondes lorsque vous démarrez, ce n’est pas le cas lorsque vous roulez. Arrêtez-vous aussi vite que possible et laissez au moteur le temps de refroidir avant de vérifier le niveau d’huile. S’il est effectivement bas, remettez-en et vérifiez le voyant en redémarrant. S’il s’éteint, aucun problème : vous pouvez repartir. En revanche s’il reste allumé, mieux vaut ne pas reprendre la route et faire appel à un service de dépannage.
  • Température anormale du liquide de refroidissement : si votre liquide de refroidissement présente une température trop élevée, votre moteur risque la surchauffe et de graves dégâts. Ralentissez et mettez le chauffage au maximum. Si cela n’est pas suffisant, garez-vous et laissez votre moteur refroidir. Si en redémarrant le voyant est toujours là, n’insistez pas et faites-vous remorquer jusqu’au garage le plus proche.
  • Perte de pression des pneus :  si ce voyant s’allume en route, un ou plusieurs de vos pneus sont sous-gonflés, auquel cas il est dangereux de continuer sans les avoir regonflés au préalable, soit vous avez crevé. Il va donc falloir vous arrêter au plus vite dans un endroit dégagé et sécurisé pour changer votre roue.
  • Problème moteur : Allumé, ce voyant signale une anomalie de fonctionnement dans le compartiment moteur. Le problème peut se situer au niveau du système d’injection, d’allumage ou encore de dépollution. Sans savoir quel degré de gravité présente le dysfonctionnement, mieux vaut prévenir que guérir et faire examiner cela sans attendre, sans quoi votre moteur peut subir des dommages très onéreux à faire réparer.

 

Liquide de refroidissement : le choisir et le contrôler

Icône liquide de refroidissement

Comme son nom l’indique, le liquide de refroidissement permet essentiellement de garder la température du moteur stable en évitant les surchauffes. Entretien-Auto vous explique tout sur ce liquide et son contrôle.

Le rôle du liquide de refroidissement

Jauge température moteur liquide de refroidissement

Le liquide de refroidissement est caractérisé par sa résistance aux fortes variations de températures. Il ne peut entrer en ébullition qu’au-delà de 100°C et gèle très difficilement. Il a ainsi pour première fonction de garder constante la température du moteur en prévenant tout risque de surchauffe ou de gel dans le compartiment. On l’appelle aussi “liquide caloporteur” car grâce à ses propriétés calorifiques, il transfère l’excédent de calories produites par le moteur vers le radiateur afin que ce dernier l’évacue. D’autre part, le liquide de refroidissement sert aussi à préserver le circuit de l’oxydation et des dépôts de calcaire grâce à ses inhibiteurs anticorrosifs. Il est donc indispensable au bon fonctionnement du moteur.

Choisir son liquide de refroidissement

Remplissage liquide de refroidissement

Il existe différents types de liquides de refroidissement classés par catégories selon leurs caractéristiques. En France, la norme NF R15 601 les classe d’abord selon leur sensibilité aux températures.

  • Le liquide de refroidissement de Type 1 est dit “concentré”. Il gèle à partir de -15 °C et entre en ébullition dès 155 °C.
  • La température de congélation du Type 2 avoisine les -18 °C et sa température d’ébullition est de 108 °C.
  • Le type 3 présente la même température d’ébullition que le Type 1, mais sa température de congélation est de -35 °C.

Les liquides caloporteurs sont également classés selon leur technologie de refroidissement. A la base incolores, les fabricants y ajoutent des colorants afin de les différencier et de faciliter la détection d’une fuite.

  • Les liquides de type C : généralement bleus ou verts, ces liquides sont d’origine minérale. Ils peuvent être désignés par la mention “IAT” (Inorganic Additive Technology). Inadaptés aux moteurs modernes, ils sont en revanche toujours utilisés pour les anciens.
  • Les liquides de type D/G : souvent de couleur jaune, orange ou rouge, ils comprennent les liquides universels (les moins chers) et s’identifient par la mention “OAT” (Organic Additive Technology). D’origine organique, ils sont plus respectueux de l’environnement que les liquides minéraux.
  • Le liquide hybride : créée pour les besoins spécifiques de certains constructeurs, l’HOAT (Hybrid Organic Additive Technology) est un mélange de composants minéraux et organiques. C’est le plus performant des liquides de refroidissement avec une durée de vie de 5 ans. Il n’a pas vraiment de couleur dominante. Il peut en exister de couleur verte comme jaune, rose ou orange.

Par ailleurs, il existe des liquides de refroidissement organiques spécialement dédiés aux gammes des constructeurs (Renault, BMW, Mercedes, Volkswagen…). D’où l’intérêt de vérifier les préconisations de ces derniers dans le carnet d’entretien avant de choisir le vôtre.

Contrôler le liquide de refroidissement

Bocal d'expansion liquide de refroidissement

Il est conseillé de contrôler le liquide de refroidissement une fois tous les trois mois, car le niveau ne doit pas descendre en dessous du minimum indiqué sur la jauge. S’il descend trop vite, cela peut être symptomatique d’une fuite. Celle-ci peut être due à une durite desserrée ou cassée, à un radiateur percé, à un joint d’étanchéité mal fixé ou fissuré, mais aussi à un joint de culasse défectueux.

Bien évidemment, il est impératif de vérifier le niveau une fois le moteur froid, afin d’éviter tout risque de brûlure. Dans tous les cas, il est indispensable de se montrer prudent(e) en manipulant le liquide car il attaque la peau et les muqueuses.

D’autre part, le liquide de refroidissement doit être changé tous les 2 à 3 ans en moyenne pour un liquide d’origine organique. En effet, si ses qualités antigel et caloporteuses varient peu, il perd en revanche ses agents anticorrosifs et se charge en dépôts divers. La vidange doit être intégrale : il ne faut pas mélanger deux liquides différents. Aussi, mieux vaut vider complètement le bocal d’expansion avant de le remplir avec du liquide neuf.  

Comment vidanger la boîte de vitesses de sa voiture ?

Sans boîte de vitesse, vous n’iriez pas bien loin en voiture. C’est pourquoi il est important de vous assurer que la boîte de votre auto comporte toujours suffisamment d’huile de bonne qualité. Entretien Auto vous explique comment procéder à la vidange de la boîte de vitesses de votre véhicule.

Pourquoi vidanger la boîte de vitesses de sa voiture ?

Comment vidanger la boîte de vitesses de sa voiture

Sur les voitures modernes, l’huile de la boîte de vitesses est censée durer toute la vie du véhicule. Néanmoins, il est important de régulièrement en vérifier le niveau.

Cependant, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une voiture dernier cri. De plus, diverses raisons peuvent vous amener à vidanger la boîte de vitesse de votre auto. Ainsi, si vous ou un professionnel travaille sur la boîte de vitesse, si vous changez les cardans ou si vous pensez simplement qu’il est temps de remettre de l’huile dans votre boîte de vitesse car celle-ci “accroche”, alors remontez vos manches et procédez à une vidange bien méritée de la boîte de votre auto.

Comment vidanger la boîte de vitesses de sa voiture ?

Les outils pour vidanger la boîte de vitesses

  • Huile de qualité pour boîte de vitesses, en quantité suffisante
  • 2 joints de bouchon de vidange (un pour le bouchon de vidange et un pour le bouchon de remplissage)
  • Clé de vidange adaptée (souvent carré de 10 mm)
  • Bidon de récupération d’huile
  • Chiffons

Méthode

  1. Placez un grand carton sous votre voiture pour prévenir les éventuelles projections d’huile.
  2. Si vous n’avez pas la place de vous mettre sous la voiture, levez-la à l’aide d’un cric.
  3. Installez un récipient pour récupérer l’huile et ouvrez le bouchon de vidange, qui est toujours sur le point le plus bas de la boîte de vitesses.
  4. Laissez l’huile couler de la boîte de vitesses et, si vous avez utilisé le cric, remettez votre voiture à plat.
  5. Remplissez la boîte de vitesse d’huile neuve. En fonction de la position de votre bouchon, vous avez deux options :
    1. si le bouchon est accessible par le dessus de la voiture, utilisez un tuyau et un entonnoir ;
    2. si le bouchon est difficilement accessible, utilisez une seringue de très grande capacité.

Tout savoir sur l‘embrayage et prolonger sa durée de vie

L’embrayage est une pièce souvent méconnue et maltraitée. Or sa fonction est indispensable au fonctionnement de votre véhicule. L’équipe Entretien-Auto vous explique tout sur cet organe de votre voiture et vous apprend à déceler chez lui des signes d’usage.

Rôle de l’embrayage

L’embrayage est une pièce indispensable à la motricité de votre véhicule : il accouple et désaccouple les roues du moteur. Aussi, il est constamment en action lorsque vous êtes au volant.

Reconnaître un embrayage usé

Tout savoir sur l'embrayage

L’embrayage compte parmi les pièces maîtresses de votre véhicule, et si sa durée de vie théorique est d’environ 100 000 km pour une motorisation essence et 150 000 km pour un diesel, elle dépend en réalité surtout de la manière dont vous le traitez. En effet si vous roulez en ville par exemple, vous le solliciterez bien davantage, surtout si vous êtes du genre nerveux sur la pédale.

Justement, vous remarquez un changement de comportement lorsque vous usez de votre embrayage, ces derniers temps ? Alors peut-être commence-t-il à être usé et il vous faudra sans tarder vous rendre dans un garage ou centre d’entretien afin de régler ce souci au plus vite ! Il y a de grandes chances que votre embrayage soit usé si :

  • la pédale d’embrayage devient très dure ou, à contrario, très molle ;
  • vous trouvez que votre voiture perd en puissance car votre moteur monte dans les tours mais pas votre vitesse ;
  • vous avez du mal à passer les vitesses, surtout à froid.

Hé oui, tout le monde appréhende un passage au garage. Vous voulez être sûr de ne pas y aller pour rien ? En montant dans votre voiture, avant de démarrer, serrez votre frein à main puis tentez un démarrage à la troisième vitesse. Votre moteur a-t-il calé ? Si oui, alors vous voilà sauvé. Autrement, en route pour le garage et vite ! 

Pour retarder au maximum l’intervention lourde, délicate et coûteuse que représente le changement du kit (facilement 500 € pour une petite voiture), vous pouvez prendre soin de ce dernier au quotidien et allonger non seulement sa durée de vie, mais également celle du moteur de votre véhicule.

Préparez l’embrayage au démarrage

Ne démarrez pas brutalement, au risque de créer des à-coups et des contraintes forts. Vous risquez ainsi d’endommager plus rapidement l’ensemble de votre système . Prenez quelques respirations et relâchez votre pédale en douceur.

Laissez l’embrayage respirer sur la route

Levez le pied ! Inutile de conduire avec la semelle collée à la pédale d’embrayage “au cas où”. Vous ne vous en rendez sûrement pas compte, mais en faisant cela, vous enfoncez très légèrement la pédale et cela suffit à faire patiner le disque. Préférez poser votre pied gauche sur le repose-pied. De même, prenez le temps de bien débrayer avant de passer vos vitesses. Cela maltraite le système autant que de relâcher la pédale trop vite.  

Ne l’oubliez pas au feu rouge

Plutôt que de conserver la pédale enfoncée pour redémarrer dans le dixième de seconde suivant le passage du feu au vert, passez au point mort et relâchez l’embrayage de votre véhicule. Vous évitez ainsi de fatiguer et d’user prématurément le système. Oubliez aussi vos préjugés sur l’usage du frein à main pour les démarrages en côte : votre embrayage vous en remerciera.

Faire la vidange moteur de sa voiture

Pour assurer le bon fonctionnement du moteur de votre voiture et lui éviter d’importants dommages, il convient de régulièrement procéder à une vidange moteur. Entretien Auto vous guide dans cet entretien simplissime.

Pourquoi effectuer une vidange moteur ?

faire la vidange moteur de sa voiture

L’huile est un liquide essentiel à la longévité et au bon fonctionnement du moteur de votre véhicule. Cet élément empêche la friction des articulations des pièces mobiles du moteur mais, au fil du temps, l’huile perd ses propriétés et protège de moins en moins bien le moteur de votre voiture.

C’est pourquoi il est conseillé, au moins une fois par an, de réaliser une vidange de l’huile moteur de votre auto. Vous pouvez effectuer vous-même cette manipulation simple et rapide qui vous permettra d’éviter une casse moteur.

Comment faire la vidange moteur de sa voiture ?

Quels outils pour faire la vidange de sa voiture ?

  • Clé de vidange adaptée (souvent carré de 10 mm)
  • Bidon de récupération d’huile
  • Chiffons
  • Clé pour filtre à huile (si nécessaire ; normalement le filtre à huile est serré à la main, on peut donc le desserrer de la même manière)

Quelles étapes pour faire une vidange moteur ?

  1. Surélevez votre voiture.
  2. Enlevez la jauge à huile ou le bouchon de remplissage pour faire un appel d’air.
  3. Si vous venez de faire tourner votre moteur, laissez-le refroidir 30 minutes pour éviter tout risque de brûlures.
  4. Placez un bac sous le carter du véhicule pour y recueillir l’huile usagée.
  5. Dévissez le bouchon de vidange en vous méfiant du jet d’huile qui peut atteindre 50 cm. Attention également à la température de l’huile si vous faites votre vidange sur un véhicule dont le moteur a tourné.
  6. Laissez l’huile s’égoutter.
  7. Au besoin, changez le filtre à huile. Lisez ce guide pour vous aider, ou passez à l’étape suivante.
  8. Revissez le bouchon avec son joint neuf.
  9. Retirez le bac et versez l’huile de vidange dans un bidon.
  10. Reposez votre voiture sur ses roues et commencez à la remplir d’huile neuve. Le niveau se contrôle sur la jauge.
  11. Attendez quelques instants que l’huile descende jusqu’au carter.
  12. Si vous avez changé votre filtre à huile, vous devez faire tourner le moteur après remplissage : le filtre va en effet se remplir d’un demi-litre d’huile et il faudra remettre l’équivalent dans le moteur.
  13. Votre vidange est terminée lorsque le niveau d’huile se trouve au repère supérieur de la jauge d’huile.

A savoir

  • Toutes les voitures ne nécessitent d’effectuer une vidange moteur au même moment ; pour connaître les laps de temps à respecter entre chaque, consultez le carnet d’entretien de votre véhicule.
  • Reportez-vous également au carnet d’entretien de votre voiture pour connaître la qualité de l’huile à utiliser pour votre moteur.

Légalement, le fournisseur d’huile neuve est tenue de vous reprendre l’huile usagée. Vous pouvez aussi demander à un garagiste s’il accepte de la reprendre. Vous ne devez en aucun cas jeter l’huile usagée dans la nature.

Bougies d‘allumage : les connaître et savoir les remplacer

Icône bougies d'allumage

Les bougies d’allumage sont un organe important pour le bon fonctionnement de votre auto. Bien les connaître peut vous permettre de comprendre leur impact sur le reste de la mécanique et diagnostiquer un problème lié le cas échéant. Aussi, Entretien-Auto vous explique tout sur ces pièces indispensables.

La fonction des bougies d’allumage

Bougies d'allumage d'une voiture

Les bougies d’allumage sont nécessaires à l’inflammation du mélange air/essence comprimé dans tous les moteurs alimentés à l’essence, lors des départs à froid. En effet, leur rôle est de déclencher l’étincelle indispensable à l’allumage du moteur, d’où leur nom. Les moteurs diesels, quant à eux, ne disposent que de bougies de préchauffage.

Souvent négligées, les bougies d’allumage subissent de très importantes contraintes :

  • elles doivent résister à des tensions de l’ordre de 30 000 Volts ;
  • les températures peuvent aller à plus de 950°C lors de la combustion.

Caractéristiques d’une bougie d’allumage

La bougie est constituée d’une électrode centrale, isolée par de la porcelaine. La longueur de l’isolant détermine la température de fonctionnement de la bougie : plus il est long, plus la bougie sera chaude. La bougie est habituellement alimentée en électricité par une bobine.

Schéma explicatif d'une bougie d'allumage

On compte d’ordinaire une bougie par cylindre sur un moteur. Cependant, afin d’optimiser la combustion, certains ce sont munis de deux bougies d’allumage par cylindre.

L’écartement des électrodes est fixé par le constructeur du moteur en fonction du taux de compression, du carburant utilisé, de la puissance de la bobine d’allumage, et, pour finir, de l’énergie escomptée. Cet écartement est généralement fixé entre 5 et 9 dixièmes de millimètre.

La qualité des bougies d’allumage conditionne celle de leurs étincelles et donc le degré de combustion. Aussi, c’est l’un des composants qui déterminent le comportement de votre moteur.

Remplacer des bougies d’allumage est une opération de maintenance à la portée de tout le monde. En outre, cela coûte au maximum 30 €, à condition de respecter quelques règles simples. Ainsi, pas besoin d’avoir recours aux services onéreux d’un professionnel de l’entretien automobile. Entretien-Auto vous explique comment vous y prendre.

Les pannes des bougies d’allumage

Les dysfonctionnements des bougies d’allumage les plus courants sont dus à :

  • une température excessive, qui entraîne une fusion des électrodes appelée “perlage” ;
  • l’usure des électrodes, qui entraîne un dé-réglage,
  • l’encrassement, souvent à cause d’une mauvaise combustion,
  • un isolant en porcelaine cassé,
  • un mauvais serrage, qui entraîne un mauvais réglage et une perte de compression.

Une défaillance des bougies d’allumage peut entraîner un essoufflement du moteur et une surconsommation de carburant, donc plus de pollution.

Si la plupart des constructeurs recommandent un remplacement des bougies d’allumage tous les 30 000 à 60 000 km, certains préconisent de remplacer les bougies d’allumage tous les 10 000 kilomètres. Tout dépend du modèle, de sa mécanique et de son ancienneté. 

Le remplacement des bougies d’allumage

Remplacement des bougies d'allumage

Attention : les nouvelles bougies doivent correspondre exactement aux recommandations du constructeur !

  1. Se reporter au manuel du constructeur pour localiser les bougies (une bougie par cylindre, normalement). Mais surtout, il est important d”effectuer cette opération à froid. Si votre moteur vient de tourner, laissez-lui le temps de refroidir.
  2. Débranchez la borne négative de la bougie. Il est important de ne pas tirer sur ses fils !  Si le système comporte uniquement une bobine d’allumage à rampe, débranchez simplement le connecteur pour accéder aux bougies. Idem si le dispositif comprend une bobine par bougie.
  3. Desserrez la première bougie bougie grâce à une clé à bougies. Marquez le fil de chaque bougie afin de ne pas vous tromper de cylindre lorsque vous remonterez la nouvelle.
  4. Pensez à bien vérifier si les deux bougies que vous vous apprêtez à intervertir sont identiques ! Assurez-vous également que la bougie neuve ne présente pas de défaut (porcelaine cassée, écartement anormal des électrodes, embout de connexion pas assez serré…).
  5. Mettez alors en place la bougie neuve en utilisant la clé à bougies qu’au dernier moment afin de ne pas abîmer le filetage. La bougie doit être bien droite.
  6. Vous ne devez forcer à aucun moment ! Serrez raisonnablement, puis remettez en place le câble d’allumage. Vous sentirez le cran vous indiquant qu’il est en place. 
  7. Remontez les bobines ou les fils.
  8. Répéter l’opération pour toute les autres bougies.

Courroie de distribution : la connaître et savoir quand la remplacer

Icône courroie de distribution

La courroie de distribution assure le bon alignement des différents éléments du moteur et leur synchronisation en marche. Elle est donc essentielle au bon fonctionnement de votre voiture et doit être surveillée attentivement car sa rupture peut occasionner de graves dégâts sur le moteur.

Connaître la courroie de distribution d’une auto

La courroie de distribution se présente sous la forme d’une ceinture crantée, faite de caoutchouc ultra-résistant. Elle est chaussée sur des pignons et mise sous tension par le galet tendeur et l’enrouleur.

Fonctionnement d’une courroie de distribution

Concrètement, elle synchronise les mouvements de l’arbre à cames avec ceux du vilebrequin, dont la vitesse est deux fois plus élevée. Ces deux organes majeurs doivent être parfaitement alignés au moment du montage ou du remplacement de la courroie. Par son mouvement de rotation, l’arbre à cames commande les soupapes qui évacuent et admettent les flux de gaz dans le moteur de la voiture. Le vilebrequin, lui, produit grâce à la bielle et aux pistons un mouvement de rotation continue qui assure la transmission de l’énergie de combustion. Le rôle de la courroie de distribution est donc de faire concorder l’action des pistons et des soupapes. Si elle cède ou se déchausse, les pistons tapent dans les soupapes qui peuvent se tordre et s’entrechoquer, abîmant au passage l’arbre à cames qui n’est plus fixé dans ses paliers. A court terme, la culasse peut aussi être endommagée. Nul besoin de préciser que les éléments concernés par le bon fonctionnement de la courroie de distribution sont les plus coûteux à remplacer sur une voiture.

A titre indicatif, les dommages occasionnés sur les moteurs essence sont généralement plus graves que sur les diesel. En effet, ces derniers comportent généralement des linguets, sortes de fusibles placés entre la soupape et la came qui limitent quelque peu la casse.

D’autre part, la courroie assure également la relation des éléments suscités avec la pompe à injection et la pompe à eau.

Les spécificités de la courroie de distribution

Courroie de distribution d'une voiture

Ainsi, cette sangle est très sollicité, notamment au démarrage de la voiture. Aussi, les véhicules évoluant en milieu urbain sur de courts trajets contraints par des arrêts et redémarrages fréquents sont les plus concernés par le besoin de surveillance.

Sachez néanmoins que tous les moteurs ne possèdent pas de courroie. Certains modèles disposent d’une chaîne de distribution, dont la longévité approche celle du moteur, ou de cascades de pignons qui nécessitent une lubrification très régulière.

La courroie en caoutchouc, plus économique et silencieuse, a fait son apparition il y a moins d’une vingtaine d’années. Pour autant, quelques irréductibles constructeurs tels Audi ou BMW continuent à équiper leurs modèles de chaînes en acier.

L’intervalle de changement d’une courroie de distribution

L’intervalle de changement de la courroie de distribution est très différent d’un modèle à l’autre. Il est donc important de suivre les préconisations du constructeur de votre véhicule et de se référer au carnet d’entretien.

Le remplacement de la courroie de distribution se fait généralement tous les cinq à dix ans. Mais, plus que les années, ce sont le kilométrage, la conduite et la motorisation qui déterminent l’usure de la sangle. Il est donc préférable de penser en termes de kilomètres. Pour une bonne longévité, comme sur un moteur diesel HDi, il est impératif d’effectuer le changement de la pièce avant les 160 000 km. Si vous comptez acheter une voiture d’occasion, pensez à vérifier, facture à l’appui, que la courroie de distribution a été changée récemment.

Les précautions à prendre

Quand changer la courroie de distribution de son véhicule

A l’occasion de la pose d’une nouvelle courroie, il est conseillé de changer tout le kit de distribution, en particulier si votre voiture a un certain âge. Entendez par là, en plus de la sangle, le galet tendeur, celui de guidage et la pompe à eau. Cela participe au bon entretien de la courroie et permet d’éviter une usure précoce. Gardez en tête que ce coût vous dispensera de débourser des sommes bien plus élevées en cas de casse ou de détente.

Vous ne pourrez pas vous charger vous-même du remplacement de la courroie de distribution de votre voiture, car cela demande des compétences mécaniques précises et des outils bien spécifiques. En outre, changer cette pièce maîtresse du moteur ne se fait pas de la même manière d’un modèle à l’autre. Mieux vaut donc confier cette tâche à un professionnel de l’automobile.

De plus, un soin particulier doit être apporté à la qualité de la courroie. Il est essentiel de sélectionner un produit certifié constructeur. Cette garantie s’applique aussi aux autres pièces remplacées : vérifiez que votre prestataire installe les éléments de la bonne référence, que vous pouvez consulter sur le carnet d’entretien de votre véhicule.

Le prix d’une courroie de distribution

Si le prix d’une courroie de distribution s’élève en moyenne à 500 €, le coût de l’intervention peut être extrêmement variable en fonction du modèle et de l’opération à effectuer, sans compter les différences de tarifs selon les enseignes. Bien sûr, n’hésitez pas à réaliser des devis auprès de plusieurs garages.